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lundi 16 juillet 2012

ICRS - passage express en Australie

La semaine dernière , j'ai terminé l'année (oui, je suis prof, je parle en années universitaires) en beauté par un congrès sur les récifs coralliens, à Cairns, en Australie. Même qu'on en a parlé dans la presse en France (ici) L'occasion de se remémorer des souvenirs (), de présenter mes travaux, et de revoir les potes avec qui je bossais au Centre of Excellence (le labo australien), mais aussi les Français de France, d'outre mer, d'ailleurs, les autres, croisés au gré des voyages et des missions, ceux dont j'avais un peu perdu la trace... Bref, une semaine bien éprouvante, mais intéressante à de nombreux égards...

rhô, ça fait sérieux, n'est il pas ?














L'occasion aussi de se balader un peu au jardin botanique le dimanche précédent le début du congrès, histoire de se remettre du décalage horaire...











lundi 29 août 2011

Première journée à La Réunion

Message rédigé vendredi, mais qui n'a pas pu être posté plus tôt faute de connexion...

Ca y est, je suis donc arrivée sur ma nouvelle île vendredi matin. A peine débarquée, j’ai récupéré la voiture de location, probablement la voiture la moins chère du marché local : une fiat 600, avec des traces d’autocollants publicitaires sur les flancs. Elle est rikiki, mais elle roule bien, ça fera l’affaire d’ici à ce que je trouve une voiture à acheter.
Me voilà donc partie en direction de mon nouveau chez moi. Après avoir tourné ¼ d’heure autour de mon pâté de maisons, je finis par retrouver la proprio qui me fait des signes depuis la route. L’appart est correct, c’est pas grand, mais bon, pas de mauvaise surprise, j’ai une petite cuisine, une salle de bains correcte, et un salon avec un clic clac. Le minimum pour les 2 ou 3 mois à venir, le temps que Bastien me rejoigne et qu’on cherche un truc plus permanent en attendant notre déménagement. Les proprios ont l’air sympa, c’est une dame et sa fille qui a apparemment vécu dans l’appart quand elle était étudiante. Elles ont même pensé à mettre du jus au frais, et m’ont acheté un croissant pour mon arrivée ! C’est pas tous le proprios qui ont ce genre d’attention !
Ensuite, je suis passée à la fac pour rencontrer mes nouveaux collègues et voir mon bureau. L’équipe a l’air sympa, ils ont même organisé un goûter pour fêter mon arrivée. Je récupère la montagne de clefs, fais le tour des services avec le directeur du labo, et commence donc à papoter avec les collègues. Bon, je n’ai toujours pas accès à internet ni mon emploi du temps, mais ça devrait venir…
Ensuite, reste la question du ravitaillement. Je me fais indiquer le chemin vers le carrouf local par les collègues, et me voilà partie. Évidemment, c’était sans compter sur mon sens de l’orientation, disons, créatif… Je me paume, je tourne, évite quelques sens interdits et autres cul de sacs de la zone industrielle, et je finis par atteindre le centre commercial, où je peux souscrire à un abonnement internet et faire 3 courses pour survivre jusqu’au lendemain. Je rentre à l’appart à 20h30, un  peu claquée, quand même, en pensant à l’espadon fumé que j’ai acheté pour le repas du soir.
Et là, j’ai beau essayer toutes les clefs, pas moyen d’ouvrir la porte d’entrée de l’immeuble. J’essaie toutes les clefs deux fois, je tire, je pousse, impossible de rentrer. Je me dis que la proprio a du oublier de me mettre la clef sur le trousseau… Jusqu’à ce que je me souvienne vaguement qu’elle a évoqué un digicode, dont le code est indiqué sur le bail, à l’intérieur de l’appart. Il n’y a pas d’interphone, je ne peux même pas sonner chez un voisin. J’essaie d’appeler la proprio, au cas où elle se souviendrait du code, mais ça ne répond pas. Bref, je suis bonne pour poireauter jusqu’à ce que quelqu’un rentre, en espérant que ce quelqu’un me fasse assez confiance pour ne pas me laisser à la porte. Finalement, c’est toute une famille qui arrive, et me voyant avec mes sacs de courses et mon air misérable, me laisse rentrer avec un grand sourire, et me tient même la porte du couloir.
Bilan de la journée : j’ai un toit, un vésicule pour me déplacer, un nouveau bureau, et presque un abonnement internet. Si ça c’est pas de l’efficacité ! Bon, il y a encore mes valises ouvertes en vrac au milieu du salon, mais ça sera pour demain… là, je vais dormir !

mardi 26 juillet 2011

And the winner is...

 image google est mon ami

La Réunion !!
Et oui, fin du suspense de "où est ce qu'on va habiter dans... un mois" (!!)
Après le grand jeu concours national des postes de chercheur et enseignant-chercheur, j'ai finalement décroché le lot "La Réunion". Je décolle donc pour l'île le 25 août !!
Ca a été riche de rebondissements, j'étais pas du tout bien classée sur ce concours, et je pensais avoir beaucoup plus de chances à l'IRD, et finalement les mieux classés du concours pour l'Université de La Réunion se sont désistés ou ont oublié de valider leur choix sur le serveur du ministère, et j'ai été re-collée sur liste d'attente à l'IRD (pour la deuxième année consécutive, call me Poulidor de l'IRD !).
Bref, j'étais en mission au CRIOBE au début du mois de juillet, quand je reçois un mail qui dit "suite à votre affectation à l'Université de La Réunion, veuillez prendre contact avec le département de biologie". 
La première réaction a été WTF ?? (quoi le baise, comme disent les Englishes...) C'est quoi c'te blague ??
Puis j'ai reçu un mail du directeur du labo de là bas, qui m'expliquait que comme les autres s'étaient désistés ou avaient lamentablement oublié été dans l'impossibilité de se connecter sur le serveur du ministère, si je le voulais toujours, le poste était pour moi. Mais que d'ailleurs, ce serait bien que je donne ma réponse super vite, parce que 1) j'étais la dernière des candidats classés, ce qui en clair veut dire que si je ne prenais pas le poste, il leur restait genre 2 semaines pour organiser un nouveau concours et que 2) celui qui n'avait pas saisi ses voeux dans Galaxie avait déjà écrit au président de l'Université pour demander un recours... 
Ce à quoi j'ai gentiment répondu "t'es sympa, mais là c'est pas du tout ce que j'avais prévu, va p'têt falloir quand même que j'en parle à mon amoureux, et de toutes façons, j'attends les résultats de l'IRD, pour pouvoir choisir au cas où". Bon, j'ai pas vraiment écrit ça... Mais c'était un peu l'idée (à part que j'ai honteusement oublié de mentionner l'IRD, pas trop envie de me retrouver dans une équipe où tout le monde croit que je préférais aller ailleurs - déjà que j'étais pas exactement la candidate qu'ils avaient choisie, alors, bon, bonjour l'ambiance).
J'ai donc appelé Bastien un peu en urgence genre "au fait, mon amour, si on déménageait à La Réunion, ce serait fun, non ?"  Bon, en même temps c'est pas non plus comme si on n'en avait jamais parlé, mais quand même, on était passés à autre chose au vu des résultats initiaux.
Et 3 jours plus tard quand les résultats de l'IRD sont tombés, j'ai accepté le poste. 
Sauf qu'il me restait un petit concours de derrière les fagots à passer pour un poste sur Perpi. Un poste de maître de conférences de l'EPHE avec chaire d'excellence du CNRS. Aussi appelé poste de super-Maitre-de-conf (en fait, je dirais plutôt super poste de maitre de conf, parce que en gros tu fais 3 fois moins d'enseignement, t'es mieux payé, et en plus t'as des sous pour te payer des esclaves thésards et payer ta recherche). Autant dire le genre de poste avec un poil de compétition, et pas trop destiné à un chercheur "junior" comme moi. 
Mais bon, je suis quand même allée à Paris, histoire de repasser voir mes cousins en plastique à Pantin, et faire des claquettes à une audition, ça me manquait tiens. Ca et le RER B en panne, of course. Même si je savais que j'avais à peu près autant de chances d'avoir ce poste que de gagner au loto, après ce qui s'était passé pour l'autre poste, j'étais un peu en mode Jean-Claude Dusse "on sait jamais, sur un malentendu, ça peut marcher". 
Et je n'ai pas été classée. Donc depuis le 15 juillet, on SAIT ! On part à La Réunion.
Nouvelle aventure, nouvel océan, nouveau boulot, nouveau tout, quoi !! Je suis à la fois super excitée par ce nouveau départ (oui, j'avais pas mis, encore, ça, départ), et en même temps un peu angoissée à l'idée d'avoir à gérer autant de nouveauté d'un coup. 
Parce que là, ça rigole plus, c'est un vrai poste de maître de conférences avec de vrais morceaux d'enseignement dedans (200h par an, à la louche) et pas juste "parfum enseignement" comme j'avais fait par le passé, où je culminais à 20h par an les bonnes années. Ah, et puis, je vous ai pas dit, mais la rentrée, c'est le 16 août !! Ça aussi c'est la bonne blague... Mais bon, comme mon contrat ne démarre que le 1er septembre, et que les billets d'avion étaient juste hors de prix avant la rentrée, je ne pars "que" le 25. 
Enfin voilà, nous revoilà partis dans les dilemmes cornéliens de "quand est ce que tu peux partir ?", "qu'est ce qu'on emmène qu'est ce qu'on vend/donne ?" et autres joyeusetés du style "où est ce qu'on va habiter", "combien on peut mettre dans un loyer", ect... 
C'est vrai, ça faisait longtemps... j'aurai quand même passé 10 mois à Pollestres !!
Bref, tout ce maelström de changement de vie me fait un peu peur, mais en même temps, je suis vraiment super contente d'avoir un poste, une vision un peu sur le long terme (c'est un vrai poste, donc je peux rester là bas aussi longtemps que je veux), et quelque part aussi de commencer quelque chose de nouveau, même si c'est sur que la Polynésie et le labo de Perpi vont me manquer. 
Enfin voilà, de bonnes nouvelles, tout ça, en fait ! Et puis justement, vous ne saviez pas où aller pour les vacances 2012 !!




dimanche 22 mai 2011

Encore raté

Bon, ben c'est raté pour le poste à l'Université de La Réunion, je suis classée 4eme (et il n'y a qu'une place)...
Reste donc à attendre les résultats finaux de l'IRD (dont je vous parlais , et qui sortiront fin juin), ceux de l'ANR, à  qui j'ai demandé des sous pour un post-doc de 3 ans (réponse début juillet), et de passer le concours EPHE-CNRS mi-juillet...
La suite au prochain épisode, donc.

samedi 14 mai 2011

(In)admisssible

Après deux essais non transformés au CNRS, j'ai passé jeudi le conours de chargé de recherche de l'IRD. L'occasion de passer voir ma Tatie et ma cousine de Marseille (enfin, La bouilladisse), et d’apprécier l'espace temps si particulier et propre à la SNCF (suite à un accident de personnes... 3 heures de retard dans la tronche).
Et (demi) bonne nouvelle, je suis admissible, ce qui veut dire que je fais partie des 4 candidats pré-sélectionnés sur une quarantaine, et que maintenant il ne me reste plus qu'à attendre les résultats de la commission d'admission qui choisit les 2 élus qui auront effectivement un poste. Je me demande si ils font à pile ou face... 
Bref, la suite au prochain épisode.

jeudi 24 mars 2011

Où j'ai presque vu la tour Eiffel...

Hier, j'ai commencé la tournée des grands duc des concours chercheurs et enseignants chercheurs 2011 avec une audition au CNRS. L'objectif : avoir un vrai kravail, et pas juste un CDD (qui se termine bientôt, d'ailleurs : fin septembre...).

Ca me fait toujours sourire, ce terme "audition", j'ai un peu l'impression que je vais devoir jouer des claquettes... Mais non, en fait, j'avais rendez vous à Meudon (autant dire : super pratique !), où j'avais 10 minutes pour présenter : moi, ce que j'ai fait en recherche ces 10 dernières années et ce que j'ai l'intention de faire pour les 10 à 40 prochaines... Fastoche !
Enfin, l'entretien s'est plutôt bien passé, même si je ne me fais pas franchement d'illusion sur l'issue de ce concours: on est plus de 150 candidats pour 7 postes...
Et en sortant, depuis l'esplanade du campus CNRS, on voyait ça: 


Presque la tour Eiffel, donc...


jeudi 24 février 2011

dernière mission à Lizard Island

Ces derniers jours, je suis partie pour la dernière mission de mon projet de recherche à Lizard Island. Je partais avec deux volontaires que je ne connaissais pas, juste après le passage d'un cyclone... Autant dire que je ne savais pas trop trop à quoi m'attendre, et que je stressais un peu à l'idée de ce voyage. Et finalement, j'ai eu les meilleures conditions possible pour bosser : météo impeccable, les deux filles adorables et motivées, bref, le top ! Une sorte de cerise sur le gâteau...

Et toujours les paysages enchanteurs de Lizard Island... 







Puis un au revoir à l'île depuis l'avion




La tête dans les nuages...






samedi 5 février 2011

Cyclone Yassi

Oui oui, il s'agit bien du cyclone Yassi, et pas Lucie, qui est passé il y a deux jours sur le Nord-Est de l'Australie.


Les prévisions étaient catastrophistes. On craignait le pire cyclone depuis des générations. Yassi était gigantesque, avec un potentiel destructeur énorme. Le choc a a été rude, et certaines villes comme Tully ou Cardwell sont dévastées. Mais Townsville ne s'en sort pas trop mal, quelques dégâts, certaines zones  encore sans électricité, pas d'eau potable, mais pas de disparus...
Bref, tout ça pour dire que oui, je pars demain pour la zone sinistrée, mais que ça va bien se passer...
Je reste sur Townsville une petite semaine avant de rejoindre Lizard Island (qui n'a pas été touchée), pour compter les bébés coraux...
La suite au prochain épisode...

samedi 28 août 2010

Mais Lucie, c'est quoi, en vrai, ton métier ?

... A part te balader dans les 4 coins du Pacifique ??
Pour avoir une idée, cet article de Tahiti Press: 
le lien est ici.

Une étude scientifique analyse, en Polynésie française, l'enfance difficile des coraux

le 27 août 2010 à 15:22  | source: Tahitipresse  | Pas de commentaire

 

Les jeunes coraux subissent de lourdes pertes lors de leur installation sur les récifs coralliens, ce qui rend la complexité des récifs matures d'autant plus remarquable. De récentes recherches menées par des scientifiques français et australiens en Polynésie française s'intéressent à leur enfance difficile et dangereuse.

Une équipe du Centre de Recherches Insulaires et Observatoire de l'Environnement (CRIOBE) de Moorea et du Centre d'Excellence sur les Récifs Coralliens (CoERS) de l'Université James Cook en Australie a étudié la mortalité des minuscules bébés coraux (aussi appelés recrues) de Polynésie française,  dans le but de mieux comprendre comment les récifs coralliens se régénèrent et peuvent récupérer des multiples perturbations auxquelles ils font face.

Un article de l'équipe, intitulé "La mortalité post-fixation précoce et la structure des assemblages de coraux", par Lucie Penin, François Michonneau, Andrew H. Baird, Sean R. Connolly, Morgan S. Pratchett, Mohsen Kayal et Mehdi Adjeroud, a paru le 3 juin dans le journal international "Marine Ecology Progress Series". On en trouvera ci-dessous une traduction vulgarisée, transmise par le CRIOBE.



Plus de 20% de mortalité en seulement 4 mois



"La première chose que nous avons remarquée est que le type et la quantité de recrues arrivant à un endroit donné ne reflète absolument pas les communautés adultes en place", explique le Dr Lucie Penin, qui travaille à la fois au CRIOBE et à l'université James Cook. "A l'inverse, ce qui arrive aux bébés coraux au début de leur vie sur les récifs et jusqu'à l'âge de 4 ou 5 ans, quand ils commencent à se reproduire, influence très fortement les types de coraux qui dominent les récifs coralliens".

L'équipe a attendu que les minuscules bébés coraux s'installent sur la face inférieure de plaques de terre cuite fixées sur le récif avant de retourner la moitié de ces plaques, livrant ainsi les recrues aux prédateurs. "Environ la moitié des recrues installés sur les plaques de terre cuite sont mortes ou ont subi la prédation par les poissons en seulement sept jours", explique Lucie Penin. "Et parmi les juvéniles, âgés de 1 à 4 ans environ, nous avons observé plus de 20% de mortalité en seulement 4 mois".

Cette étude suggère que seulement 10% environ des bébés coraux survivraient jusqu'à l'âge adulte.


Les conditions environnementales déterminantes


Les conditions environnementales sont littéralement une question de vie ou de mort pour les jeunes coraux. La qualité de l'eau, le nombre et l'activité des poissons herbivores, le climat et la température de l'eau sont autant de facteurs déterminant quels seront les survivants qui seront capables de bâtir le récif.

Nombre des minuscules recrues subissent la prédation accidentelle des poissons perroquets, qui se nourrissent en raclant les algues présentes sur les récifs, et broutent ainsi des recrues de coraux par accident.
"Les poissons perroquets ont deux effets sur les recrues de coraux : d'un côté, ils avalent certaines d'entre elles en se nourrissant des algues, mais d'un autre côté ils contrôlent le développement de ces algues, qui sont les pires ennemis des jeunes coraux. Au final, leur action est donc bénéfique pour le développement des récifs, malgré les dégâts collatéraux infligés aux recrues".

En effet, la compétition avec les algues est une menace directe pour les jeunes coraux, car elles utilisent une véritable guerre chimique pour gagner la compétition, et piègent dans leurs filaments une quantité importante de sédiments, qui ensablent les recrues.

Au stade juvénile, c'est-à-dire entre 1 et 4 ou 5 ans environ, l'équipe a démontré que les coraux sont attaqués par les poissons papillons corallivores. Mais si les adultes résistent généralement bien aux assauts de ces poissons, il n'en n'est pas de même pour les juvéniles, que leur petite taille (moins de 5 cm de diamètre) rend plus vulnérables.


Une période critique pour le renouvellement des récifs


Les chercheurs disent que les récifs coralliens sont sous la menace d'une combinaison de facteurs incluant les changements climatiques et le blanchissement corallien, les maladies, la surpêche, et les pollutions issues des terres en amont des récifs. Mieux comprendre ce qui se passe au cours de l'enseme du cycle de vie des coraux est particulièrement important pour mieux gérer nos récifs coralliens, dans ce contexte de perturbations accrues.

Nous comprenons grâce à cette étude que les semaines et les mois suivant l'installation des coraux sur les récifs coralliens sont une période critique pour le renouvellement des récifs, et que les conditions environnementales locales déterminent en grande partie quels sont les coraux qui survivent à cette enfance difficile. Cela souligne la nécessité de maintenir de bonnes conditions environnementales pour ne pas alourdir encore le bilan des jeunes années des coraux, en particulier dans les récifs ayant été déjà endommagés, et qui ont besoin de ces jeunes générations pour se renouveler.





vendredi 6 août 2010

La suite au prochain épisode

Bon, je sais, je suis super en retard en ce qui concerne ce blog... Mais il va falloir être encore un peu patient... Promis, je vous raconterai les vacances dans le Far North Queensland et l'Australie centrale dès mon retour de Lizard Island, où je vais encore une fois compter les bébés coraux.
Avec un peu de chance, j'aurai le temps là bas de trier les quelques milliers (oui oui, milliers !) de photos qu'on a prises.
Le programme pour la suite, c'est 15 jours à Moorea en septembre, puis départ d'Australie le 09 octobre et retour pour un an à Perpignan. Et ensuite ? Ben on verra !

mardi 1 juin 2010

Retour en Australie

Me voilà donc de retour à Townsville, après un bilan des concours plutôt mitigé, puisque je ne suis pas classée au CNRS, et que j'ai été classée deuxième sur le poste à l'IRD (où il n'y avait qu'une place). En même temps, je ne suis pas (encore) à la rue non plus, puisque mon contrat actuel ne se termine que fin 2011.
Ce séjour m'aura quand même permis de faire un peu le tour de France des potes et de la famille version couch surfing, entre les cousins en plastique à Paris, la famille dans Nord et le Sud, les potes à Perpi et Lille, les Varois de base à Espigoule... Encore merci à toutes les auberges ! C'était bien sympa de vous voir tous. J'envisage d'ailleurs l'édition d'un guide touristique des meilleurs canapés pour expats en goguette... Pour les zigottos à l'ouest, c'est raté pour cette fois, mais on va se rattraper bientôt au pays des kangourous !
Depuis mon retour, j'ai découvert ma nouvelle maison, et je ne me suis même pas encore retrouvée par erreur devant l'ancienne, même si je dois me concentrer très fort au carrefour de la fac pour ne pas en prendre la route, en mode automatique après une journée de boulot. L'une des bonnes surprises de la maison, c'est la visite quasi quotidienne de rock wallabies, des petits kangourous qui broutent dans le jardin, la nuit. Le problème, c'est qu'ils sont plutôt trouillards, et donc pas facile à prendre en photo. 
La maison, par contre, ça va, c'est pas trop dur à prendre en photo, d'ailleurs, la preuve : 
 

Les gens au labo avaient l'air plutôt contents de me voir, même si certains se sont étonnés du fait que j'étais sensée partir 3 semaines en Polynésie, et que j'ai finalement été partie 2 mois et demi. 
Bref, la vie reprend tranquillement, du moins jusqu'au prochain voyage !

lundi 19 avril 2010

Same player shoot again

Bon, ben c'est raté pour le poste au CNRS, je n'ai même pas été classée... 
J'essaie de ne pas me décourager, et de me dire que j'ai une deuxième chance au mois de mai pour le poste à l'IRD.
Juste un peu verte d'être loin de mon amoureux si longtemps pour ne même pas avoir été classée (ils n'ont classé que 2 candidats sur les 7)... 
Sans compter que je ne peux même pas en profiter pour passer du temps avec mes parents, qui sont coincés en Thaïlande par le nuage de fumée qu'ils ont déployé pour ne pas retourner bosser poussière volcanique islandais.
Enfin bon, ça ira mieux demain !

samedi 3 avril 2010

changements de programme...

Y'avait le plan : 
Polynésie du 13 mars au 02 avril, Nouvelle Calédonie du 17 avril au 2 mai, puis un passage en France fin mai pour aller passer une audition pour un poste à l'IRD

Et dès le début, ça a merdé. 

Mais bien. Dans les grandes largeurs.

Ça a commencé le 13 mars, donc. Où j'ai pris l'avion pour Tahiti via Brisbane et Auckland (en Nouvelle Zélande). Arrivée à Brisbane, je me pointe à l'enregistrement, et là, la dame me fait remarquer qu'un coin de la photo de mon passeport est détaché. En fait, le plastique était fissuré à l'endroit où la photo a été collée. Et du coup, elle appelle son chef, qui me dit que non, je ne peux pas monter dans l'avion avec un passeport dans cet état. Entre temps, le truc passe de mains en mains, et est de plus en plus plié. A la fin, ça ressemble vraiment plus à rien. 
J'ai eu beau argumenter que si j'avais falsifié mon passeport, je n'aurais pas laissé un coin détaché, et que de toute façon je vais en France, où je pourrai le faire refaire, pas moyen, puisque je passe par la Nouvelle Zélande, c'est niet. 
J'ai arrêté d'argumenter quand le gars m'a dit qu'en théorie, il devrait me signaler aux services de l'immigration, parce que bon, comme mon passeport n'est plus valide, mon visa non plus...
S'en sont suivis deux heures avec le gars de l'agence de voyage pour modifier mon billet, et me trouver un moyen de rentrer chez moi, vu qu'on était samedi et que le consulat et l'ambassade étaient fermés.
Bilan de la journée : je me suis levée à l'aube, j'ai fait 3000 bornes en avion, pour me retrouver à 21h à... Townsville, le point de départ, claquée, et un tout petit peu stressée. Su-per !

Le lundi, j'ai finalement pu avoir quelqu'un au consulat, qui m'a dit qu'on pouvait me faire un passeport temporaire en urgence, à condition que je passe par Sydney pour que l'on puisse y prendre mes empreintes digitales. Question distance par rapport à la France, c'est un peu comme si tu devais aller chercher ton passeport à Kiev... Pratique, donc.
Le temps de vérifier auprès de la préfecture du Nord que mon passeport tout pourri n'est pas un faux fabriqué par un CE2 manchot (parce que bon, un faussaire qui laisse un coin de la photo décollée, ça fait quand même pas super pro...), l'autorisation d'émettre le nouveau passeport a été donnée le mercredi, et je suis donc allée à Sydney le jeudi, pour prendre l'avion pour Tahiti le vendredi. Un tout petit peu stressée, j'étais, quand même, qu'il y ait une couille dans le potage à un moment donné... Mais tout s'est finalement bien passé, et j'ai donc finalement pu arriver à Moorea avec une semaine de retard, et donc prévoir un retour à Townsville le 10 au lieu du 3 avril. 
Je n'avais donc plus qu'une semaine entre mes 2 missions, mais bon, ça allait être gérable.

Et là, deuxième effet kiss cool. 
En décembre, j'avais envoyé un dossier pour un concours pour un poste de chargé de recherche (comprendre chercheur) au CNRS. En fait, je savais que j'avais très peu de chances de l'avoir, compte tenu de la compétition qui règne sur ce genre de concours. Et d'ailleurs, il y avait un candidat meilleur que moi qui était pressenti, donc je n'avais pas l'intention d'aller à l'entretien. Mais bon, le poste était fléché "récifs coralliens", alors j'ai rempli un dossier un peu entre le foie gras et la bûche, pendant mes vacances de Noël en France, au cas où. Facile, bien sur le dossier. Du genre "qu'est ce que tu vas faire comme recherche dans les 40 prochaines années?", en 25 pages. J'avais envoyé le bordel à 2h du mat la veille de reprendre l'avion pour l'Australie, sans que personne n'ait eu le temps de le relire. 
Sauf qu'entre temps, le gars en question (qui est un pote et se reconnaitra) a obtenu un autre poste, toujours au CNRS, et donc ne maintiendra pas sa candidature pour le poste sur lequel j'avais déposé un dossier. Ce qui change un peu la donne... Il y a certes d'autres candidats, mais face auxquels j'ai davantage mes chances. 
Donc retour en France pour une audition à Paris... le 14 avril. 
Ce qui veut dire que je rentre à Townsville le 10 à 19h, et que je repars pour la France le 11 à 19h !
24 heures chrono pour refaire un sac, faire un bisou à mon amoureux, et gérer 2-3 trucs par rapport au déménagement.
Et comme c'est quand même pas la porte à côté et que je dois toujours passer le concours IRD, je vais rester jusqu'à fin mai... soit un mois et demi.
J'en connais un qui est ravi ravi, mais bon, c'est pour la bonne cause. 
Et du coup, la mission Calédonie, ben c'est quand j'aurais le temps...

Bilan, je bosse l'oral entre deux plongées, et me prépare à un marathon avionnesque : 33 heures de vol et 30 heures d'escale à errer dans les aéroports en 3 jours et demi. 
Oh, pinaise, j'aurais jamais du calculer ça, moi ! Ça me déprime rien que d'y penser !



lundi 15 février 2010

Lizard Island

Finalement, malgré les cyclones, on a réussi à arriver jusqu'à Lizard Island. On a donc passé un peu plus d'une semaine à planter des piquets, et pour ma part à compter des bébés coraux.
Le temps n'était pas exceptionnel, un peu de pluie, pas mal de vent, mais ça permet quand même de ramener de jolies photos.

Depuis l'avion:





La plage en face de la maison:






Les fameux lézards :


Plein, plein d'insectes, Bastien aurait apprécié:



Et le dernier jour, puisqu'on ne pouvait pas plonger avant de prendre l'avion, une balade qui consiste à monter au sommet de l'île, suivant les pas du Capitaine Cook qui aurait fait de même pour trouver un chemin praticable au milieu des récifs affleurant.
Et ben, c'est haut !!




dimanche 24 janvier 2010

Joyeusetés tropicales

J'étais sensée partir avec Becks et Thibaut pour Lizard Island demain matin. Histoire de compter les bébés coraux là bas aussi, pour changer.
Lizard, c'est là:


Sauf que entre temps, non pas un mais deux cyclones m'ont barré la route. D'abord le cyclone Neville (oui, presque comme la ville où habitent mes cousins, à se demander s'ils ne m'ont pas jeté un sort). Qui donnait ça vendredi:

Celui à l'est, hein. Parce que celui à l'ouest, c'est Magda, mais on s'en fiche un peu, il est loin. Et Lizard Island, et ben on la voit pas parce qu'elle est en dessous du cyclone. Finalement, il y a eu de gros coups de vent, mais rien de dramatique (voir ici).
Et là, deuxième effet kiss cool:
Cyclone Olga !


Bon, là du coup on s'est dit qu'on allait éviter de rouler jusqu'à Cairns (ce qui était prévu au départ), parce que bon, aller se mettre dans la gueule du cyclone, en voiture, ben non merci. Sans compter qu'il est quand même peu probable que les petits avions faisant la navette entre Cairns et Lizard décollent dans ces conditions.

J'ai donc du appeler en urgence l'agence de voyages par laquelle on est absolument obligés de passer que sinon la fac ne rembourse pas. Avec une chouette voix mécanique qui me dit "Nos bureau sont actuellement fermés" (normal, c'est dimanche). "En cas de requête urgente, tapez 1 pour être mis en relation avec notre service de réservation hors horaires de bureau. Cet appel vous sera facturé 65$"
Ah ouais, quand même, ça fait cher du coup de fil, mais bon... pas trop le choix.
Finalement, on a pu tout décaler, et on va aller à Cairns en avion, parce que bon, l'état des routes en période de cyclone, c'est quand même pas le top, et j'ai pas trop envie de rouler sur un crocodile, moi (souvenez vous, ici et )...



samedi 9 janvier 2010

De retour

Après un mois de vagabondages, nous voilà de retour à Townsville. Le moins qu'on puisse dire, c'est que ça aura été dépaysant du point de vue climatique ! On a eu un vrai hiver, avec de la neige, et même -12°C (à Metz), et là, c'est l'été austral, chaud et franchement mouillé.
On a commencé par un passage à Sydney, puis une escale rapide à Séoul, une arrivée gelée dans le Nord de la France, une semaine à Perpignan pour le boulot, un week end dans le Var à Espigoule chez nos zigottos
à roulettes de base préférés, un passage à Metz, chez Romain, le frère de Bastien, l'occasion de rencontrer nos adorables nièces Laura et Emma, nées au mois de mai, et aussi les zigottos à roulettes bretons de passage dans l'Est, puis les fêtes entre le Nord et le Pas de Calais, histoire de voir la famille, les potes et autres cousins en plastique...
Bref, tout ça fut bien intense, et je crois qu'il va me falloir un moment pour tout raconter, si j'y arrive !
D'autant que là, je prépare déjà ma prochaine mission à Lizard Island, dans 15 jours. Il n'y a rien d'autre sur l'île qu'une station de recherche et un hôtel de luxe, donc il faut tout envoyer à l'avance par bateau, y compris la bouffe. Pas facile de faire la liste des courses pour 4 et pour 10 jours ! Et pas question non plus de se retrouver à cours de piquets ou autre pentadécamètre, y'a pas de Leroy Merlin / Polymat / Bunnings (rayer les mentions inutiles en fonction de votre pays d'origine) dans le coin !

Alors, pour commencer, Syndey, et LA fameuse photo "j'y étais" en guise de carte de Bonne Année :

mercredi 18 novembre 2009

Calédonie

Je suis rentrée de Nouvelle Calédonie il y a déjà plus d'une semaine, mais l'internet clignotant de la maison ne m'a pas permis de vous raconter...
Le séjour s'est plutôt bien passé, malgré une bonne vieille crève des familles, aimablement refilée par mon chef juste pour le week end. Version chamallow mou pendant 3 jours. Et du coup, pas de balade ni de photo...
Sinon, j'ai quand même découvert quelques trucs à propos de la Calédonie:
En Calédo, quand tu arrives à l'aéroport et que tu attends tes valises, les bagagistes trouvent ça malin d'arrêter les tapis roulants AU MOMENT où ils ont déposé la dernière valise. Ça donne une armée de passagers zigzaguant avec leurs charriots à la recherche de la valise perdue (qui bien sur est à l'autre bout), essayant de séparer la queue pour le passage en douane... Genre Moïse avec la Mer Rouge. En moins discipliné. (en même temps, tu vas me dire, j'y étais pas, pour le coup de la Mer Rouge...)
En Calédo, il y a du vent. TOUS les jours. Genre 25-30 noeuds. Qui fait des vagues.
En Calédo, la barrière récifale, elle est LOIN. Environ 30 bornes. Ce qui, cumulé au vent, fait qu'il faut parfois plus de 2h de tape-cul bateau pour rentrer.
En Calédo, l'eau, elle est FROIDE. 23°C en Novembre !! Ce qui fait qu'au bout de 2h30 de plongée, on se caille, et le gars qui m'accompagne a juste envie de fermer le robinet de ma bouteille parce que c'est pas possible, ça fait 1/2 heure qu'il est en surface parce qu'il a plus d'air, et qu'en plus, il sent plus ses doigts. En même temps, comme il a plus d'air et que je suis à 6m, il peut pas redescendre me fermer ma bouteille, gniark gniark gniark...
En Calédo, les piquets plantés sous l'eau, ils DISPARAISSENT. Ce qui est pas super super pratique pour retrouver les bébés coraux que j'avais cartographiés l'année dernière.
En Calédo, les tortues elles sont MORFALES. Y'en a même une qui a essayé de me gouter la tête... Moi j'ai rien vu, comme d'hab, parce que j'avais la tête dans une patate de corail à mesurer des bébés coraux. Mais d'après le gars qui était avec moi (et qui se caillait depuis des lustres, on l'aura compris), elle s'est approchée doucement, et arrivée à 20 cm, elle a ouvert le bec et a essayé de me bouffer la tête. Bon, là quand même, je l'ai repérée... Je ne réagis certes pas aux signaux visuels, mais aux coups de boule, si.
En Calédo, les récifs sont MAGNIFIQUES. Super diversifiés, avec plein de bancs de poissons, et même une raie manta à la dernière plongée, pendant les paliers (donc au moment où je regarde autre chose que mon pied à coulisse, si ça c'est pas du timing).



dimanche 18 octobre 2009

Tu t'ennuies le dimanche matin ?

Tu ne sais pas quoi faire de ta journée, tu es perdu, désespéré ?
J'ai la solution !

(clique pour voir plus grand, mais fait gaffe, ça fait peur, un peu)

Démonter et remonter entièrement ton ordi !
Si tu as moins de 12 ans, demande à Papa avant (ou Maman, hein, ch'uis pas sexiste)...

Et si tu veux juste un conseil (comme ça, au passage), prends des notes pour te souvenir de "où elle va cette £*%#@$ de vis ?!!"

Bon, en fait, je ne m'ennuyais pas vraiment ce matin, mais il y a eu au moins un dégât collatéral au "Tsunamini" (© PopaLuc): le ventilateur de mon ordi a lâché. En fait, comme je le disais dans le précédent post, on a pas eu beaucoup beaucoup de temps pour évacuer (oups, la première vague est prévue pour dans un quart d'heure !). Du coup, j'ai un peu jeté mon ordi en vrac dans le sac, avec ses potes disque dur et passeport, sans vraiment prendre la peine de l'éteindre correctement. Et apparemment, il a pas trop trop apprécié la blague. Et me l'a fait savoir bruyamment depuis. Un peu l'impression qu'il se prenait pour un hélicoptère, le truc.
Du coup, on l'a démonté avec un collègue à mon retour de mission, parce que je sentais bien que mon coloc de bureau, même si il disait trop rien, il allait finir pas me jeter dehors, ou par passer un coup de fil discret au service de l'immigration, au choix...
Et il a fallu se rendre à l'évidence, c'était le ventilateur qui était foutu. J'en ai donc commandé un autre sur internet, et vu l'âge de la bestiole, j'ai décidé de le monter moi même. Et ça m'a pris 3 bonnes heures.
Bon, au démontage j'étais un tout petit peu tendue, du coup je n'ai pris des photos que de trucs techniques dont il fallait que je me souvienne (genre le fil vert à droite, le blanc à gauche, tout ça).
Mais voici la séquence du remontage :










Bon, ça a l'air fastoche, comme ça, mais en vrai, les petites connectiques, c'est pas super facile, quand même !
Enfin bon, maintenant, il marche (jusqu'ici), il fait plus de bruit (jusqu'ici), et j'espère qu'il va tenir encore un peu, au moins jusqu'à ce que je rentre en France et que j'en rachète un, parce que le clavier QWERTY, ça va pas être possible !