lundi 29 août 2011

Première journée à La Réunion

Message rédigé vendredi, mais qui n'a pas pu être posté plus tôt faute de connexion...

Ca y est, je suis donc arrivée sur ma nouvelle île vendredi matin. A peine débarquée, j’ai récupéré la voiture de location, probablement la voiture la moins chère du marché local : une fiat 600, avec des traces d’autocollants publicitaires sur les flancs. Elle est rikiki, mais elle roule bien, ça fera l’affaire d’ici à ce que je trouve une voiture à acheter.
Me voilà donc partie en direction de mon nouveau chez moi. Après avoir tourné ¼ d’heure autour de mon pâté de maisons, je finis par retrouver la proprio qui me fait des signes depuis la route. L’appart est correct, c’est pas grand, mais bon, pas de mauvaise surprise, j’ai une petite cuisine, une salle de bains correcte, et un salon avec un clic clac. Le minimum pour les 2 ou 3 mois à venir, le temps que Bastien me rejoigne et qu’on cherche un truc plus permanent en attendant notre déménagement. Les proprios ont l’air sympa, c’est une dame et sa fille qui a apparemment vécu dans l’appart quand elle était étudiante. Elles ont même pensé à mettre du jus au frais, et m’ont acheté un croissant pour mon arrivée ! C’est pas tous le proprios qui ont ce genre d’attention !
Ensuite, je suis passée à la fac pour rencontrer mes nouveaux collègues et voir mon bureau. L’équipe a l’air sympa, ils ont même organisé un goûter pour fêter mon arrivée. Je récupère la montagne de clefs, fais le tour des services avec le directeur du labo, et commence donc à papoter avec les collègues. Bon, je n’ai toujours pas accès à internet ni mon emploi du temps, mais ça devrait venir…
Ensuite, reste la question du ravitaillement. Je me fais indiquer le chemin vers le carrouf local par les collègues, et me voilà partie. Évidemment, c’était sans compter sur mon sens de l’orientation, disons, créatif… Je me paume, je tourne, évite quelques sens interdits et autres cul de sacs de la zone industrielle, et je finis par atteindre le centre commercial, où je peux souscrire à un abonnement internet et faire 3 courses pour survivre jusqu’au lendemain. Je rentre à l’appart à 20h30, un  peu claquée, quand même, en pensant à l’espadon fumé que j’ai acheté pour le repas du soir.
Et là, j’ai beau essayer toutes les clefs, pas moyen d’ouvrir la porte d’entrée de l’immeuble. J’essaie toutes les clefs deux fois, je tire, je pousse, impossible de rentrer. Je me dis que la proprio a du oublier de me mettre la clef sur le trousseau… Jusqu’à ce que je me souvienne vaguement qu’elle a évoqué un digicode, dont le code est indiqué sur le bail, à l’intérieur de l’appart. Il n’y a pas d’interphone, je ne peux même pas sonner chez un voisin. J’essaie d’appeler la proprio, au cas où elle se souviendrait du code, mais ça ne répond pas. Bref, je suis bonne pour poireauter jusqu’à ce que quelqu’un rentre, en espérant que ce quelqu’un me fasse assez confiance pour ne pas me laisser à la porte. Finalement, c’est toute une famille qui arrive, et me voyant avec mes sacs de courses et mon air misérable, me laisse rentrer avec un grand sourire, et me tient même la porte du couloir.
Bilan de la journée : j’ai un toit, un vésicule pour me déplacer, un nouveau bureau, et presque un abonnement internet. Si ça c’est pas de l’efficacité ! Bon, il y a encore mes valises ouvertes en vrac au milieu du salon, mais ça sera pour demain… là, je vais dormir !

1 commentaire:

Tizette. a dit…

Super, mais c'est quand la suite de tes aventures ? T'es débordée ?
Bisous.