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dimanche 19 février 2012

Pour répondre à Mélanie

Elle gère Valérie...


Tout à fait, même, je dirais !!

En même temps, y'a jamais l'émission de la maison 2 ans après, avec les papiers peints qui collent pas et les peintures qui s’écaillent parce qu'ils ont mis deux couches en 3h... 
Bref, autant vous dire que je leur ai légèrement soufflé dans les bronches, à Ler*y Merlin, à propos de leurs cadres avec des attaches qui tiennent pas. Non, parce que là, ça va, ça s'est cassé la figure juste quelques heures après que j'ai accroché les cadres, mais j'aurais tout aussi bien pu les prendre sur la tronche en dormant, et là, ça m'aurait beaucoup moins fait rire... Y'avait quand même grosso modo 1m² de verre au dessus de nos têtes !! C'est bizarre, avec mon air pas content du tout un samedi après midi, ils m'ont remboursé même si j'avais pas le ticket de caisse... Comme quoi quand ils veulent (et que je sors mes gros yeux) !

Sinon, j'ai aussi trouvé un moyen de cacher les horribles vitres des portes de cuisine. Je me suis pas trop foulée sur ce coup là, j'ai juste glissé des dalles de sol entre les vitres et le bois, et hop, disparues, les vitres jaunes. Et de manière totalement non destructive et donc réversible (je crois que le proprio, lui il les aime bien, ses vitres jaunes, comme quoi, les goûts et les couleurs). C'est mieux, non ?


Et puis pour finir, j'ai même des rideaux à la bonne longueur dans le salon, et des nouvelles housses de coussin cousues avec mes petites mains (les coussins de droite et de gauche, la housse du milieu, je l'avais ramenée d'Australie). C'est-y-pas beau ? Mit fermetures éclair s'il vous plait !! (D'ailleurs, monsieur Sing*r, tu pouvais pas penser à mettre une touche Ctrl+Z sur ta machine, pour quand j'ai cousu la fermeture éclair à l'envers ???)

jeudi 2 février 2012

C'est-y-pas beau ?

Ça y est, j'ai des rideaux à la bonne longueur !!


Et de la même taille, s'il vous plait...
Vous noterez l'effet artistique dit "en vague" de la couture du haut sur le rideau de gauche (NDLR, en 2012, on est positif ! On ne dit pas "foiré", mais "ar - ti - stique" !!).

samedi 28 janvier 2012

Aujourd’hui, j’ai fait un truc incroyable

D’ailleurs, je vais pas le dire trop fort, de peur que ma Maman me déshérite : j’ai acheté une machine à coudre…
Il faut savoir que ma maman a une sainte horreur de tout ce qui a trait aux travaux d’aiguilles, au point que sa filleule, alors âgée de quelques années, l’avait déclarée trop bête pour apprendre à tricoter.
Alors autant, comme je le disais la dernière fois, je maîtrise à peu près le ponçage, la peinture ou le changement d’une roue de voiture, autant la couture, ça n’a pas vraiment fait partie de mon apprentissage ! C’est bête, ça a du sauter une génération, parce que ma grand-mère, par contre, cousait très bien.
En fait, ça faisait un moment que j’y pensais, et là, je me suis dit que maintenant que je suis un peu posée, ce serait bien de pouvoir faire quelques trucs basiques comme les ourlets de mes pantalons ou de mes rideaux, qui ont un peu une fâcheuse tendance à trainer par terre, ou a tenir (ou pas, plutôt pas, en fait) avec des trombones ou du ruban thermocollant.
Donc, j’ai acheté une machine à coudre. Et même que j’ai réussi à la mettre en marche, à positionner le fil, malgré une notice manifestement traduite du moldave par google, qui-n’est-finalement-pas-toujours-ton-ami. J’ai même réussi un magnifique ourlet sur un torchon de la cuisine. Bon, comme j’ai pas d’épingles, je vais m’équiper un peu avant de m’attaquer aux rideaux. Et je sens que mes prochaines recherches internet vont tourner autour de  : "tutoriel couture", "tutoriel couture DEBUTANT", voire "tutoriel couture pour les nuls"…
A moins que quelqu’un n’échange des cours de couture contre des cours de ponçage, peinture, changement d’une roue de voiture (rayer la mention inutile). Va falloir que je négocie avec les copines !

dimanche 22 janvier 2012

Une histoire de cuisine

Quand on a visité la maison, l’un des gros points noirs qui nous avait fait hésiter était la cuisine… Et pour cause. Certes, il y avait des placards, ce qui n’était pas le cas dans la plupart des autres maisons que l’on avait vues. Mais bon, des placards, d’un style un peu… vieillots dirons-nous. En bois brut, n’ayant jamais vu un pinceau de près, et donc pas exactement très propres. Et avec des portes toutes orientées dans le même sens… 


Quant au bas, c’était pire… un beige sale, entièrement moucheté à la main avec de la crasse par les précédents occupants (à vue de nez, je dirais bien ceux des 3 dernières décennies). 

 
 
Du coup, ce n’était pas possible que ça reste comme ça, et j’ai donc profité des vacances de Noël pour retaper cette fameuse cuisine. De toute façon, Bastien n’ayant pas de vacances, on pouvait pas aller se balader, alors autant que je mette à profit ces quelques jours de libre. Et après une phase un peu… intermédiaire et pleine de (mauvaises) surprises…
 
Voici le résultat. Bon, ce n’est pas franchement parfait : certaines vis ont absolument refusé de sortir de leurs portes adorées, j’ai du en scier d’autres, et je n’ai pas réussi à retourner la moitié des portes du haut comme j’en avais l’intention au départ. Vu le bricolage que c’est, il aurait fallu que je démonte les meubles, et ça c’était hors de question. Mais ça a déjà une autre allure.




Surtout avec les jolis boutons de porte envoyés par ma Maman…

Et pendant que je peignais les portes, je me suis souvenue d’une anecdote. Je devais avoir une petite dizaine d’année, et un jour que je râlais et bougonnais tant que je pouvais au prétexte que mon Popa m’avait demandé de l’aider à repeindre les meubles de la cuisine, il m’a dit « mais tu seras contente de savoir le faire quand tu seras grande ». Bien sur, à l’époque ça ne m’avait pas convaincue. Pour quelle obscure raison serais-je un jour contente de savoir faire un truc que je n’aimais pas du tout faire ?? 
Et bien quelques 20 ans plus tard, en fait, si, je suis contente de savoir faire ce genre de choses toute seule. De ne pas avoir peur d’utiliser une perceuse ou une ponceuse ni de me lancer dans un chantier, et de savoir que même si j’en bave un peu quand même en route, je vais y arriver.
Comme quoi, on devrait toujours écouter son Popa chéri…

dimanche 13 novembre 2011

Tu fais quoi comme boulot ? Concepteur de meubles en kit

Non, mais sérieusement, c'est qui ces gars là ?? 
QUI se dit un jour : "tiens, si je devenais concepteur de meubles en kit" ? 
A mon avis, c'est les gens, quand ils ont rencontré la conseillère d'éducation, en 3ème, ils ont dit qu'ils voulaient faire dictateur. Mais comme ça figure pas dans les fiches métiers de l'ONISEP, la conseillère, elle leur a dit "non non, fais plutôt concepteur de meuble en kit, comme ça tu pourras emmerder un max de monde sans non plus tuer des milliers de gens. Au pire, tu auras à ton actif quelques passages aux urgences et deux ou trois divorces, mais c'est toujours mieux que de convaincre des milliers de gens d'assassiner leurs voisins".
Alors, au nom de l'humanité reconnaissante, on vous remercie, madame la conseillère d'éducation, mais quand même, était-ce réellement nécessaire de leur suggérer que l’information capitale, celle sans laquelle ton meuble, il ressemble à une construction de Numérobis qui aurait sniffé de la coke, il faut l'écrire en turkmène ET en 
police 4 ??? Sérieusement ??


mercredi 5 octobre 2011

Premier mois à La Réunion

Ouhlàlà, ça fait longtemps que je ne suis pas venue par ici !
C’est que ma vie est un peu monotone en ce moment, et tourne essentiellement autour de 3 activités principales : bosser, manger, et dormir (enfin ça c’est quand j’ai le temps). Il faut dire qu'avec 125h de cours à assurer en environ 2 mois, y'a un peu de boulot.
Et puis, c’est pas comme si il se passait des choses blogables dans ma vie, c’est vrai, imaginons que par exemple, hier, alors que j’assurais mon premier cours magistral avec les 2ème année, 1) on ne m’avait pas indiqué le bon amphi sur mon emploi du temps, et que j’avais passé ¼ d’heure à chercher mes étudiants dans tout le campus (pas facile quand il s'agit d'étudiants que je n'avais jamais vus), 2) j’étais finalement arrivée au bon amphi, en nage, avec 10 minutes de retard, et que je m’étais lamentablement cassé la figure dans les escaliers, devant donc ramasser mon sac et ce qui me restait de dignité devant 70 étudiants médusés qui se mordaient les joues pour ne pas rire 3) j'avais passé encore 5 minutes à chercher cette fichue télécommande de vidéoprojecteur, super bien cachée dans la pièce derrière l’amphi, et donc commencé le cours avec 15 minutes de retard. 
Alors là, ça aurait été blogable, à la limite…

samedi 5 février 2011

Cyclone Yassi

Oui oui, il s'agit bien du cyclone Yassi, et pas Lucie, qui est passé il y a deux jours sur le Nord-Est de l'Australie.


Les prévisions étaient catastrophistes. On craignait le pire cyclone depuis des générations. Yassi était gigantesque, avec un potentiel destructeur énorme. Le choc a a été rude, et certaines villes comme Tully ou Cardwell sont dévastées. Mais Townsville ne s'en sort pas trop mal, quelques dégâts, certaines zones  encore sans électricité, pas d'eau potable, mais pas de disparus...
Bref, tout ça pour dire que oui, je pars demain pour la zone sinistrée, mais que ça va bien se passer...
Je reste sur Townsville une petite semaine avant de rejoindre Lizard Island (qui n'a pas été touchée), pour compter les bébés coraux...
La suite au prochain épisode...

lundi 10 janvier 2011

Bonne Année !

Bonne Année 2011 à tous, avec plein de vrais morceaux de bonnes choses dedans !

Bon, ce n’est pas parce que rien ne se passe sur ce blog que rien ne se passe dans ma vie en ce moment, bien au contraire. Décembre a été marqué par une mission en Nouvelle Calédonie, un passage en Hollande, et bien sur, les fêtes de fin d’années dans le Nord.
La Nouvelle Calédonie, ben, c’est venteux, comme d’habitude, mais ça s’est bien passé. Plein de nouvelles données à traiter en perspective…
Puis après un passage express à Perpignan, je me suis à nouveau envolée pour Wageningen, en Hollande, pour un congrès où j’ai raconté mes histoires de coraux. Bastien m’a ensuite rejointe pour un week end en amoureux à Amsterdam… sous 15 cm de neige !
C’était beau, mais c’était froid !   


Mêmes les canaux étaient gelés



  A Amsterdam, y'a des vélos...


Encore des vélos... 

Des canaux




 

 Des vélos devant les canaux...
 
 


Et plein d'autres jolies choses... 





Bref, un week end en amoureux bien sympa, avec la compagnie impromptue de Sarah, coincée à cause des avions qui ne décollaient pas et qui a finalement rejoint Perpignan en train. D'autres auront eu moins de chance, arrivant finalement à Perpi avec 3 jours de retard, entre annulations d'avions et aéroports bloqués...

Le lendemain, il a fallu reprendre la route, et on a vraiment réalisé l'état des routes en sortant de la ville : les autoroutes étaient déneigées, mais pas les routes secondaires. Finalement, il s'est remis à neiger, et on a du s'arrêter à Anvers pour la nuit, de peur de rester coincés sur l'autoroute. C'est donc avec une journée de retard mais bien contents qu'on est arrivés dans le Nord, pour profiter un peu de nos familles (mais la suite au prochain épisode...)

jeudi 21 octobre 2010

Perpignangue

Ca y est, on est arrivés à Perpignan. Après 56h de voyage depuis l'Australie via Kuala Lumpur (où l'on a passé la journée, malheureusement un peu trop explosés pour profiter vraiment), un passage express par le Nord et le Pas de Calais pour voir la famille, récupérer nos affaires et charger le camion, 1200 km chacun dans un vésicule (moi avec la voiture, Bastien avec le camion), un déchargement, et le montage d'au moins 36 meubles suédois, ça y est, on est presque installés dans notre nouvelle maison.
Avec quelques dégâts collatéraux : une perceuse visseuse disparue (pratique pour monter les 36 meubles sus-cités), une machine à laver qui tourne fou et fait tous les programmes à la suite sans jamais s'arrêter (économique en eau !), et un percolateur qui est en grève (c'est la période, il parait que les étudiants s'y mettent, ça devrait plaire à mon Popa qui pourra finir les travaux entrepris récemment dans la maison)...
La suite et les photos au prochain épisode, quand on aura un peu rangé notre bronx...

vendredi 10 septembre 2010

Passeport, suite et fin


Ça y est ! J’ai enfin mon nouveau passeport !

Ça n’aura pas été simple, cette histoire, mais là, je devrais être tranquille pour 10 ans !

Souvenez vous, tout avait commencé là, alors que je partais pour la Polynésie, je m’étais fait refuser l’embarquement de l’avion pour une stupide histoire de photo décollée. J’avais donc du aller à Sydney pour me faire faire un passeport d’urgence valable un an. Et puisque je devais retourner en Polynésie en passant par la Nouvelle Zélande six mois plus tard, et donc avoir un vrai passeport, valable au moins six mois après mon retour, j’ai fait dans la foulée une demande de passeport valable 10 ans. Sauf que bien sur, le passeport, pas question de me l’envoyer par la poste. Il fallait donc que je retourne à Sydney pour le récupérer. Pour mémoire, Townsville – Sydney, c’est l’équivalent de Paris – Kiev, en kilomètres !

Il y a environ 2 semaines, j’appelle donc le consulat pour leur dire que je m’arrêterai à Sydney avant de décoller pour Tahiti, via la NZ. Et là, on m’annonce que la réglementation a changé, et que puisque j’habite dans le Queensland, je dois maintenant aller chercher mon passeport à Brisbane et pas à Sydney. Panique à bord, je passe bien par Brisbane pour aller à Sydney, mais je n’ai que ¾ d’heure entre mes deux vols… Ça va pas le faire ! S’ensuit un épisode de "à la poursuite du passeport de Lu", et il est finalement retrouvé à Sydney. J’arrange donc un rendez vous avec le consulat, mercredi, à 11h30.

Mercredi matin, donc, je me lève aux aurores (4h du mat, quand même) pour prendre l’avion pour Sydney via Brisbane. Et là, je cherche mon vol sur les panneaux, et stupeur, il n’est nulle part ! Je vais donc au comptoir Qantas pour leur demander ce qu’il est advenu de mon vol pour Sydney, et on m’annonce qu’il a tout bêtement été annulé. Comme ça, sans prévenir. Chouette. Mais vous inquiétez pas ma p’tite dame, on vous a mis au-to-ma-ti-que-ment sur le vol d’après. Ben oui, tellement automatiquement que j’ai pas été prévenue, dites donc. Et le vol d’après, il atterrit à … 11h30 !! Youhou, pile poil l’heure de mon rendez vous au consulat qui n’est ouvert que le matin !

Du coup, panique à bord, appel au consulat, négociations, je dois être là avant 13h, sinon, c’est le drame.

Sauf que l’avion a du retard (ben oui, tous ces passagers qu’il a fallu recaler sur l’autre vol, ça fout un peu le boxon), et que j’atterris finalement à midi. Le temps d’un passage express par l’hôtel histoire de larguer mes 40 kg de bagages et autre matériel scientifique, je saute dans un taxi, et arrive finalement à 12h45 au consulat… Où on me fera poireauter ¾ d’heure, bien sur, sinon c’est pas drôle !

Mais bon, ça y est, j’ai mon beau nouveau passeport avec photo intégrée qui se décolle jamais jamais, et j’ai donc pu prendre mon avion pour Tahiti… ouf !

Voilà donc le début d’une mission expresse de 10 jours, après quoi je rentre en Australie pour m’occuper de mon déménagement. D'autres aventures en perspective...

lundi 19 avril 2010

Same player shoot again

Bon, ben c'est raté pour le poste au CNRS, je n'ai même pas été classée... 
J'essaie de ne pas me décourager, et de me dire que j'ai une deuxième chance au mois de mai pour le poste à l'IRD.
Juste un peu verte d'être loin de mon amoureux si longtemps pour ne même pas avoir été classée (ils n'ont classé que 2 candidats sur les 7)... 
Sans compter que je ne peux même pas en profiter pour passer du temps avec mes parents, qui sont coincés en Thaïlande par le nuage de fumée qu'ils ont déployé pour ne pas retourner bosser poussière volcanique islandais.
Enfin bon, ça ira mieux demain !

samedi 3 avril 2010

changements de programme...

Y'avait le plan : 
Polynésie du 13 mars au 02 avril, Nouvelle Calédonie du 17 avril au 2 mai, puis un passage en France fin mai pour aller passer une audition pour un poste à l'IRD. 

Et dès le début, ça a merdé. 

Mais bien. Dans les grandes largeurs.

Ça a commencé le 13 mars, donc. Où j'ai pris l'avion pour Tahiti via Brisbane et Auckland (en Nouvelle Zélande). Arrivée à Brisbane, je me pointe à l'enregistrement, et là, la dame me fait remarquer qu'un coin de la photo de mon passeport est détaché. En fait, le plastique était fissuré à l'endroit où la photo a été collée. Et du coup, elle appelle son chef, qui me dit que non, je ne peux pas monter dans l'avion avec un passeport dans cet état. Entre temps, le truc passe de mains en mains, et est de plus en plus plié. A la fin, ça ressemble vraiment plus à rien. 
J'ai eu beau argumenter que si j'avais falsifié mon passeport, je n'aurais pas laissé un coin détaché, et que de toute façon je vais en France, où je pourrai le faire refaire, pas moyen, puisque je passe par la Nouvelle Zélande, c'est niet. 
J'ai arrêté d'argumenter quand le gars m'a dit qu'en théorie, il devrait me signaler aux services de l'immigration, parce que bon, comme mon passeport n'est plus valide, mon visa non plus...
S'en sont suivis deux heures avec le gars de l'agence de voyage pour modifier mon billet, et me trouver un moyen de rentrer chez moi, vu qu'on était samedi et que le consulat et l'ambassade étaient fermés.
Bilan de la journée : je me suis levée à l'aube, j'ai fait 3000 bornes en avion, pour me retrouver à 21h à... Townsville, le point de départ, claquée, et un tout petit peu stressée. Su-per !

Le lundi, j'ai finalement pu avoir quelqu'un au consulat, qui m'a dit qu'on pouvait me faire un passeport temporaire en urgence, à condition que je passe par Sydney pour que l'on puisse y prendre mes empreintes digitales. Question distance par rapport à la France, c'est un peu comme si tu devais aller chercher ton passeport à Kiev... Pratique, donc.
Le temps de vérifier auprès de la préfecture du Nord que mon passeport tout pourri n'est pas un faux fabriqué par un CE2 manchot (parce que bon, un faussaire qui laisse un coin de la photo décollée, ça fait quand même pas super pro...), l'autorisation d'émettre le nouveau passeport a été donnée le mercredi, et je suis donc allée à Sydney le jeudi, pour prendre l'avion pour Tahiti le vendredi. Un tout petit peu stressée, j'étais, quand même, qu'il y ait une couille dans le potage à un moment donné... Mais tout s'est finalement bien passé, et j'ai donc finalement pu arriver à Moorea avec une semaine de retard, et donc prévoir un retour à Townsville le 10 au lieu du 3 avril. 
Je n'avais donc plus qu'une semaine entre mes 2 missions, mais bon, ça allait être gérable.

Et là, deuxième effet kiss cool. 
En décembre, j'avais envoyé un dossier pour un concours pour un poste de chargé de recherche (comprendre chercheur) au CNRS. En fait, je savais que j'avais très peu de chances de l'avoir, compte tenu de la compétition qui règne sur ce genre de concours. Et d'ailleurs, il y avait un candidat meilleur que moi qui était pressenti, donc je n'avais pas l'intention d'aller à l'entretien. Mais bon, le poste était fléché "récifs coralliens", alors j'ai rempli un dossier un peu entre le foie gras et la bûche, pendant mes vacances de Noël en France, au cas où. Facile, bien sur le dossier. Du genre "qu'est ce que tu vas faire comme recherche dans les 40 prochaines années?", en 25 pages. J'avais envoyé le bordel à 2h du mat la veille de reprendre l'avion pour l'Australie, sans que personne n'ait eu le temps de le relire. 
Sauf qu'entre temps, le gars en question (qui est un pote et se reconnaitra) a obtenu un autre poste, toujours au CNRS, et donc ne maintiendra pas sa candidature pour le poste sur lequel j'avais déposé un dossier. Ce qui change un peu la donne... Il y a certes d'autres candidats, mais face auxquels j'ai davantage mes chances. 
Donc retour en France pour une audition à Paris... le 14 avril. 
Ce qui veut dire que je rentre à Townsville le 10 à 19h, et que je repars pour la France le 11 à 19h !
24 heures chrono pour refaire un sac, faire un bisou à mon amoureux, et gérer 2-3 trucs par rapport au déménagement.
Et comme c'est quand même pas la porte à côté et que je dois toujours passer le concours IRD, je vais rester jusqu'à fin mai... soit un mois et demi.
J'en connais un qui est ravi ravi, mais bon, c'est pour la bonne cause. 
Et du coup, la mission Calédonie, ben c'est quand j'aurais le temps...

Bilan, je bosse l'oral entre deux plongées, et me prépare à un marathon avionnesque : 33 heures de vol et 30 heures d'escale à errer dans les aéroports en 3 jours et demi. 
Oh, pinaise, j'aurais jamais du calculer ça, moi ! Ça me déprime rien que d'y penser !



dimanche 24 janvier 2010

Joyeusetés tropicales

J'étais sensée partir avec Becks et Thibaut pour Lizard Island demain matin. Histoire de compter les bébés coraux là bas aussi, pour changer.
Lizard, c'est là:


Sauf que entre temps, non pas un mais deux cyclones m'ont barré la route. D'abord le cyclone Neville (oui, presque comme la ville où habitent mes cousins, à se demander s'ils ne m'ont pas jeté un sort). Qui donnait ça vendredi:

Celui à l'est, hein. Parce que celui à l'ouest, c'est Magda, mais on s'en fiche un peu, il est loin. Et Lizard Island, et ben on la voit pas parce qu'elle est en dessous du cyclone. Finalement, il y a eu de gros coups de vent, mais rien de dramatique (voir ici).
Et là, deuxième effet kiss cool:
Cyclone Olga !


Bon, là du coup on s'est dit qu'on allait éviter de rouler jusqu'à Cairns (ce qui était prévu au départ), parce que bon, aller se mettre dans la gueule du cyclone, en voiture, ben non merci. Sans compter qu'il est quand même peu probable que les petits avions faisant la navette entre Cairns et Lizard décollent dans ces conditions.

J'ai donc du appeler en urgence l'agence de voyages par laquelle on est absolument obligés de passer que sinon la fac ne rembourse pas. Avec une chouette voix mécanique qui me dit "Nos bureau sont actuellement fermés" (normal, c'est dimanche). "En cas de requête urgente, tapez 1 pour être mis en relation avec notre service de réservation hors horaires de bureau. Cet appel vous sera facturé 65$"
Ah ouais, quand même, ça fait cher du coup de fil, mais bon... pas trop le choix.
Finalement, on a pu tout décaler, et on va aller à Cairns en avion, parce que bon, l'état des routes en période de cyclone, c'est quand même pas le top, et j'ai pas trop envie de rouler sur un crocodile, moi (souvenez vous, ici et là)...



samedi 23 janvier 2010

Incompréhension nocturne

La nuit de jeudi à vendredi, j'ai entendu de drôles de bruits dans la maison. En plus, je suis un peu parano en ce moment, parce que la maison du bonheur a été cambriolée deux fois récemment, la nuit alors que tout le monde dormait à l'intérieur. Les gars ont été jusqu'à piquer le téléphone de Becks à côté de sa tête, sur son oreiller... Bref, j'entends du bruit, donc je me redresse, j'écoute, et je vois que Bastien bouge. Du coup, je lui dis "Bastien, y'a du bruit dans la maison !" Et lui, de me répondre, un peu endormi

- C'est pas grave, c'est le rhinocéros.
- Pardon ?
- Oui, le rhinocéros, je l'ai mis dans la boite à chaussures.



Il m'a fallu quelques secondes pour comprendre qu'il s'agissait d'un scarabée rhinocéros...
Scarabée que Bastien avait trouvé le soir dans la maison, et avait gardé dans le but de le photographier, et qui donc, essayait de se faire la malle et faisait bouger la boite à chaussures sur le bureau.
Ceci expliquant cela.

mercredi 18 novembre 2009

Calédonie

Je suis rentrée de Nouvelle Calédonie il y a déjà plus d'une semaine, mais l'internet clignotant de la maison ne m'a pas permis de vous raconter...
Le séjour s'est plutôt bien passé, malgré une bonne vieille crève des familles, aimablement refilée par mon chef juste pour le week end. Version chamallow mou pendant 3 jours. Et du coup, pas de balade ni de photo...
Sinon, j'ai quand même découvert quelques trucs à propos de la Calédonie:
En Calédo, quand tu arrives à l'aéroport et que tu attends tes valises, les bagagistes trouvent ça malin d'arrêter les tapis roulants AU MOMENT où ils ont déposé la dernière valise. Ça donne une armée de passagers zigzaguant avec leurs charriots à la recherche de la valise perdue (qui bien sur est à l'autre bout), essayant de séparer la queue pour le passage en douane... Genre Moïse avec la Mer Rouge. En moins discipliné. (en même temps, tu vas me dire, j'y étais pas, pour le coup de la Mer Rouge...)
En Calédo, il y a du vent. TOUS les jours. Genre 25-30 noeuds. Qui fait des vagues.
En Calédo, la barrière récifale, elle est LOIN. Environ 30 bornes. Ce qui, cumulé au vent, fait qu'il faut parfois plus de 2h de tape-cul bateau pour rentrer.
En Calédo, l'eau, elle est FROIDE. 23°C en Novembre !! Ce qui fait qu'au bout de 2h30 de plongée, on se caille, et le gars qui m'accompagne a juste envie de fermer le robinet de ma bouteille parce que c'est pas possible, ça fait 1/2 heure qu'il est en surface parce qu'il a plus d'air, et qu'en plus, il sent plus ses doigts. En même temps, comme il a plus d'air et que je suis à 6m, il peut pas redescendre me fermer ma bouteille, gniark gniark gniark...
En Calédo, les piquets plantés sous l'eau, ils DISPARAISSENT. Ce qui est pas super super pratique pour retrouver les bébés coraux que j'avais cartographiés l'année dernière.
En Calédo, les tortues elles sont MORFALES. Y'en a même une qui a essayé de me gouter la tête... Moi j'ai rien vu, comme d'hab, parce que j'avais la tête dans une patate de corail à mesurer des bébés coraux. Mais d'après le gars qui était avec moi (et qui se caillait depuis des lustres, on l'aura compris), elle s'est approchée doucement, et arrivée à 20 cm, elle a ouvert le bec et a essayé de me bouffer la tête. Bon, là quand même, je l'ai repérée... Je ne réagis certes pas aux signaux visuels, mais aux coups de boule, si.
En Calédo, les récifs sont MAGNIFIQUES. Super diversifiés, avec plein de bancs de poissons, et même une raie manta à la dernière plongée, pendant les paliers (donc au moment où je regarde autre chose que mon pied à coulisse, si ça c'est pas du timing).



dimanche 18 octobre 2009

Tu t'ennuies le dimanche matin ?

Tu ne sais pas quoi faire de ta journée, tu es perdu, désespéré ?
J'ai la solution !

(clique pour voir plus grand, mais fait gaffe, ça fait peur, un peu)

Démonter et remonter entièrement ton ordi !
Si tu as moins de 12 ans, demande à Papa avant (ou Maman, hein, ch'uis pas sexiste)...

Et si tu veux juste un conseil (comme ça, au passage), prends des notes pour te souvenir de "où elle va cette £*%#@$ de vis ?!!"

Bon, en fait, je ne m'ennuyais pas vraiment ce matin, mais il y a eu au moins un dégât collatéral au "Tsunamini" (© PopaLuc): le ventilateur de mon ordi a lâché. En fait, comme je le disais dans le précédent post, on a pas eu beaucoup beaucoup de temps pour évacuer (oups, la première vague est prévue pour dans un quart d'heure !). Du coup, j'ai un peu jeté mon ordi en vrac dans le sac, avec ses potes disque dur et passeport, sans vraiment prendre la peine de l'éteindre correctement. Et apparemment, il a pas trop trop apprécié la blague. Et me l'a fait savoir bruyamment depuis. Un peu l'impression qu'il se prenait pour un hélicoptère, le truc.
Du coup, on l'a démonté avec un collègue à mon retour de mission, parce que je sentais bien que mon coloc de bureau, même si il disait trop rien, il allait finir pas me jeter dehors, ou par passer un coup de fil discret au service de l'immigration, au choix...
Et il a fallu se rendre à l'évidence, c'était le ventilateur qui était foutu. J'en ai donc commandé un autre sur internet, et vu l'âge de la bestiole, j'ai décidé de le monter moi même. Et ça m'a pris 3 bonnes heures.
Bon, au démontage j'étais un tout petit peu tendue, du coup je n'ai pris des photos que de trucs techniques dont il fallait que je me souvienne (genre le fil vert à droite, le blanc à gauche, tout ça).
Mais voici la séquence du remontage :










Bon, ça a l'air fastoche, comme ça, mais en vrai, les petites connectiques, c'est pas super facile, quand même !
Enfin bon, maintenant, il marche (jusqu'ici), il fait plus de bruit (jusqu'ici), et j'espère qu'il va tenir encore un peu, au moins jusqu'à ce que je rentre en France et que j'en rachète un, parce que le clavier QWERTY, ça va pas être possible !

mardi 1 septembre 2009

Demandez le programme...

Et oui, ça faisait longtemps, mais ces derniers temps, j'ai repris (avec une certaine vigueur, il faut le dire), une activité assez chère à mes yeux : acheter des billets d'avion !
Donc au programme: Townsville-Sydney-Auckland-Papeete-Moorea (et la même à l'envers) pour la deuxième quinzaine de septembre, Townsville-Brisbane-Auckland-Nouméa pour fin octobre-début novembre, et Townsville-Sydney-Séoul-Paris pour passer le mois de décembre en France !
Bref, ça sent déjà la mer, les plongées, et le foie gras !
Enfin, ça c'est si je n' ai pas de problème de visa. Parceque j'ai appris récemment (hier, en fait) que tant que je n'ai pas obtenu le renouvèlement de mon visa, j'ai certes le droit de rester en Australie, puisque j'ai envoyé la demande de prolongation, le droit de quitter le territoire, mais pas de re-rentrer ! (cherche pas la logique, yenapa..)
Donc je vais devoir faire une demande de bridging visa B qui me permettra de partir (enfin de rentrer, en l'occurrence, partir, c'est jamais un problème), mais je ne peux faire la demande QUE si j'ai déjà un bridging visa A, qui n'est octroyé QUE si mon visa actuel est périmé (le 10 octobre) ET dans l'attente que le renouvèlement soit effectif.
Ne me demande pas ce qu'il se passe si ma demande est acceptée pendant que je suis à l'étranger, j'en sais rien. Ben oui, parce que dans ce cas, mon bridging visa B (qui est électronique) serait automatiquement supprimé puisque caduque, sauf que n'ayant pas l'étiquette
du nouveau visa sur mon passeport (étiquette qui sera à Brisbane, le bureau le plus proche de chez moi, 1500km une broutille), je n'aurai aucun moyen de montrer qu'il m'a été accordé. Moi je dis, ça promet !
Y'a quelqu'un qui est volontaire pour m'héberger en Calédo, si je suis coincée ???

lundi 13 juillet 2009

On en veut à mon sommeil !

Et oui, Samedi, un complot international (au moins) a été fomenté à l'encontre de mon sommeil.
D'abord, il y a eu les parents...
Mes parents, donc, sont bien arrivés en Australie, ont passé un peu plus d'une semaine avec nous, histoire de récupérer du décalage horaire et de visiter un peu le coin. On a même été plonger sur une épave loin, très loin, avec des vagues que toute la famille était malade. Pour le premier week end, j'avais peut être vu un peu fort...
Bref, ils sont donc bien arrivés, et même déjà repartis en vadrouille vers Cairns.
Samedi matin, donc. A 6h20, qu'il était, leur avion.
J'avais dit pas de problème, je me lève à 5h12, je saute dans mon jean, et à 5h15 on est partis pour l'aéroport, à un quart d'heure de chez nous.
C'est là que ça a commencé à merder. Parce que mon Popa avait oublié son portable qui chargeait. Pas grave, je leur dis, je vais vous déposer, puis refaire un aller retour, et vous ramener le portable. Je me dis, à 6h30, je suis recouchée. Et puis bon, c'est pas moi qui oublierais des trucs, c'est pas mon genre (comme des clefs d'appart où on déménage à 2000 km, brefle, ne revenons pas sur des événements douloureux).
Je fais donc l'aller retour, m'arrête au "corner shop" pour acheter un croissant, parce que c'est pas le tout, mais j'ai faim, et effectivement, vers 6h40, je retrouve mon lit.
Pour environ 1h20. Parce qu'à 8h, démarrait ça. Une course de voitures "V8". Du genre qui fait plein de bruit. Et qui est à 200m de chez moi.
Mais ce qui m'a vraiment achevée, c'est lui :
et lui :
et lui :
et puis lui aussi :
ou encore lui :et finalement, le ponpon, lui :
qui faisait carrément trembler la maison à chaque passage, à se demander si j'allais pas prendre le ventilo sur la tête.
Résultat, maintenant ch'uis malade, j'ai pas pu aller bosser aujourd'hui, et tout ça, je suis sure, c'est à cause des hélicoptères !