samedi 24 janvier 2009

Rencontre du troisième type

Hier, je commençais à installer des bricoles dans ma nouvelle maison, et faisais donc des allers-retours depuis ma voiture, quand j'ai vu le voisin d'en face qui lavait son chien.
Du coup, j'ai traversé la rue, et je lui ai dit "Bonjour, je m'appelle Lucie, je suis la nouvelle locataire de la maison d'en face".
Ce à quoi il a répondu : "et bien enchanté, vous n'avez pas un chien à laver ?"
Je lui ai dit que non, et que personnellement j'avais pris une douche, donc que ça allait, j'étais propre. j'ai trouvé un peu bizarre qu'il ne se présente pas, mais bon, je suis retournée vaquer à mes occupations.
Jusqu'à ce que je voie le monsieur en question passer avec une camionnette indiquant "toutounet, lavage de chiens à domicile" (ou quelque équivalent en anglais). Et que j'ai compris que ce monsieur n'était pas du tout mon nouveau voisin, mais un laveur de chiens...
Et que c'est pour ça, qu'il avait l'air de trouver un peu bizarre que je vienne me présenter...

J'ai trouvé une maison !

Ca y est, j'ai trouvé une maison ! Même que mon dossier de quarante douze mille pages (avec au moins un passeport, une carte d'identité, une carte de JCU, un permis de conduire, une lettre de la fac disant que je perçois un salaire, les noms de 5 personnes pouvant certifier que je suis responsable, la carte grise de ma voiture, un certificat anti-rabique...non quand même, là je déconne) a été accepté. J'ai récupéré les clefs hier, et j'ai réservé un camion benne (mais un potit) pour demain matin pour déménager tout ce que j'ai accumulé dans le sous sol de la maison du bonheur.
L'agence a appelé Andrew, avec qui je travaille à la fac, pour lui demander si j'étais soigneuse et ordonnée, ce à quoi il a répondu "évidemment, elle est française" et si je saurais me débrouiller avec une tondeuse, ce à quoi il a répondu "évidemment, c'est une écologue de terrain". J'ai trouvé ça assez drôle, comme réponses, même si je ne vois pas très bien le rapport entre être française et être soignée. Et puis je me suis dit que j'aurais du donner le numéro de Mel, qui m'a décrétée maniaque depuis que je me suis mise à faire les carreaux dans la piaule qu'on partageait à la station marine de Banyuls, en DEA (oui mais ils étaient tellement sales qu'on voyait plus la mer !!).
En fait, ils s'inquiétaient pour le jardin parce que pour le moment, il n'y a que mon nom sur le bail, puisque Bastien est toujours en France et que donc ce n'était pas possible de fournir les 12000 papiers nécessaires à son identification.

Alors, notre nouvelle maison, elle est là (clique pour voir plus grand) :
Ce n'est pas vraiment tout près de la fac, mais avec la voie rapide, je ne mettrai que 15 minutes, le matin.
Quelques photos :
les photos de dehors, ce sont les photos de l'agence, parce que moi, pour l'instant, je n'ai vu la maison que sous la pluie (saison humide qu'ils disent, saison trempée, oui !!).

L'intérieur :

La vue depuis l'entrée :
L'une des deux chambres : La cuisine :
Je vous mettrai plus de photos quand j'aurai commencé à emménager...
Et bien sur, vous êtes les bienvenus pour visiter !!

mardi 13 janvier 2009

Tirer le cyclone par la queue

Des fois, on ferait mieux de rester à la maison. Et hier, je crois que ça valait pour tous les colocs.
Hier, donc, on était en alerte météo à cause d’un cyclone qui passait sur le nord de l’Australie. On se prenait donc la queue du cyclone. C'est-à-dire des pluies torrentielles, des vents à décorner les bœufs, et 10°C de moins dans la tronche.
On se lève, je vais à la fac avec Pablo, un thésard Colombien de Perpignan, en transit pour la Papouasie Nouvelle-Guinée (mais si, c’est facile à suivre). Hugo décide de prendre sa voiture parce qu’il a des trucs à faire en chemin, et Becks prend la sienne aussi parce qu’elle a proposé à ses potes qui vont habituellement à la fac à vélo de les prendre en passant.
Je me décide à aller visiter une maison entre midi et deux. En général, ici, on visite tout seul, ce qui veut dire qu’on passe à l’agence, on récupère les clefs, et on a une heure pour visiter et ramener les clefs. Me voilà donc partie à Kirwan, au sud-est de Townsville. Avec la voie rapide, c’est rapide (non sans blague) de la fac. J’avais appelé avant pour être sure qu’ils avaient bien la clef. Sauf qu’arrivée sur place, on me dit que la clef est bien disponible à l’agence, mais à celle du centre ville. Et qu’on est désolé, que c’est une erreur sur le site internet, qui donne l’adresse de Kirwan et le numéro du centre ville. Donc la dame que j’ai eue au téléphone, elle m’a dit « à l’agence » en parlant de l’agence où elle était.
Je rumine un peu, me demande si je ne vais pas retourner à la fac, et puis zut, me revoilà partie à l’agence du centre ville. A l’autre bout de la ville, bien sur.
Et là, ça a commencé à vraiment bugger. D’abord parce que les rues étaient de plus en plus inondées. Ensuite parce que Hugo m’appelle sur mon portable pour me dire qu’il est en panne près de la fac, et que ce serait bien que je vienne le chercher… Ah ben oui, mais là, c’est pas trop possible, je suis pas exactement dans le coin… Pas grave, quelqu’un d’autre devrait pouvoir le récupérer.
J’arrive à l’agence, où on me donne un trousseau avec au bas mot 25 clefs. Je conduis jusqu’à la maison à visiter. J’essaie d’ouvrir la porte sous des trombes d’eau (et note mentalement au passage que la terrasse, y’a pas de toit dessus). Pour finalement ne pas y arriver. Aucune des 25 clefs n’ouvre cette foutue porte !!
Je fais donc le tour du jardin marécage (oh, j’ai de l’eau jusqu’à mi-mollets, super), pour finalement réussir à ouvrir la porte de derrière. La maison est pas mal. Enfin, si on fait abstraction des bruits de voiture de la route super passante et limitée à 70km/h dans laquelle elle se trouve. Et sur laquelle on a une magnifique vue depuis la terrasse. Bref, ça va pas être possible. C’est comme d’habiter en bordure de nationale. Sauf qu’en milieu tropical, le triple vitrage, ça sert pas à grand-chose puisque les fenêtres sont ouvertes.
Me revoilà partie à l’agence, prenant 2 douches au passage (A/R voiture – agence). Puis je me dis qu’il faut que je repasse à la maison prendre des trucs secs sinon je vais finir congelée dans mon bureau-frigo. En même temps, c’est pas très loin de l’agence.
J’arrive à la maison, je rentre, je vais dans ma chambre récupérer un t-shirt et des chaussettes secs, je repars en sens inverse, et glisse sur une flaque d’eau. Comment ça, une flaque d’eau au milieu du salon ?? Non, en fait, c’est pas une flaque, c’est carrément le lac Baïkal !!! Une fenêtre n’était pas fermée (au dessus du canapé, bien sur), et la porte fenêtre à côté fuit joyeusement. Super…
Je referme les fenêtres, j’éponge tant bien que mal, et je me dis que finalement, je vais peut être rester là. Et là je réalise que Beck a plein de gens dans sa voiture. Et que celle de Hugo est en panne. Et que donc, si je ne retourne pas à la fac, Hugo et Pablo sont bons pour rentrer à pieds…
Donc me revoilà partie à la fac. Où l’on m’apprend que je devrais pas trop traîner à repartir si je veux pouvoir rentrer, parce que ça commence à être inondé sévère, et qu’ils risquent de couper la route.
Du coup, j’ai sonné le rappel, et on est repartis à la maison du bonheur.
Où on s’est fait un méga goûter (oui, inutile de vous dire que je n’avais pas vraiment eu le temps de manger à midi, bizarrement), à base de brioche aux abricots secs (que je me suis félicitée d’avoir préparée la veille) trempée dans du chocolat chaud…
Ce qu’on aurait du faire depuis le début, en fait.

mercredi 7 janvier 2009

Raté

Bon, ben vous n'avez pas croisé les doigts assez fort !! Notre dossier n'a pas été retenu pour la maison, dixit l'agence. Du coup, je continue à chercher... En même temps, pas d'affolement, la chambre que j'occupe à la maison du bonheur est libre jusqu'à fin février, donc je ne suis pas à la rue.
Le seul problème, c'est que j'avais un peu anticipé. Et que maintenant, je vais faire quoi de mon frigo d'occasion, et du matelas et du clic-clac achetés en soldes (en même temps, à 70€ le clic clac, ça aurait été dommage de ne pas le prendre...) ?
Avec la machine à laver (18€, encore une folie), les chaises, la table, le bureau, et les chaises de jardin (oh pinaise ! Tout ça !!) que j'ai achetés à différents vide-greniers, ça commence à être un peu plein, au sous sol de la maison du bonheur...
J'ai intérêt à pas trop trainer, sinon je crois que les colocs vont décider de faire un vide grenier avec mes affaires !!
Et en plus, vendredi, c'est "house inspection". Ici, l'agence vient une fois par an faire le tour du propriétaire, juste avant de renouveller le bail. Heureusement, ils préviennent à l'avance, mais il y a une liste longue comme mon bras de choses à nettoyer (les ventilateurs de plafonds, les moustiquaires aux fenêtres, les carreaux, les auto bloquants de l'allée, bref, le genre de choses qu'on ne nettoie généralement pas tous les jours, et en tout cas pas tous le même jour). Du coup, on a commencé ce week end, et demain soir, c'est branle bas de combat... Ca promet !!

vendredi 2 janvier 2009

Bonané !!

Cette année, un réveillon de nouvel an par plus de 30 degrés, avec
un bon repas (photos Alex) :
des p'tites blagues (Alex qui passe devant l'objectif alors que je prenais Hugo et Sparky en photo, d'où la tête d'Hugo):
Des sourires plus ou moins naturels (dernière photo prise par Alex encore)
Puis de la musique, dans un café concert du strand, la rue de la maison du bonheur, ce qui fait qu'on a pu aller réveillonner à pieds (photo : Becks).
Et quelques verres (photo Becks again)...de trop ??
Bref, de quoi démarrer 2009 en beauté !

BONNE ANNEE !!