mercredi 31 décembre 2008

Croisons les doigts

Ca y est, j'ai trouvé une maison qui me plait et qui est (à peu près) dans notre budget.
Elle est située pile poile entre la fac et le centre ville, c'est à dire là :Voilà à quoi elle ressemble :
Elle a un grand balcon (mais un grand) à l'arrière, pour pouvoir accueillir mon canapé d'extérieur (oui, je sais, je n'ai pas encore de canapé d'intérieur, ce qui semble pourtant un peu plus essentiel, mais bon) et une table où manger dehors, à l'ombre.
La cuisine est sympa et donne sur le salon.
Et il y a même un truc qui devrait vous intéresser : une chambre d'amis ! De quoi loger des voyageurs en visite :Bref, tout ça a l'air bien sympa, mais je ne sais pas encore si on va pouvoir l'avoir ou pas. Ici, il faut remplir un dossier de quarante douze mille pages, et donner les noms de 5 personnes qui me connaissent (dont 2 avec lesquels je travaille) et qui, en gros, peuvent dire que je suis responsable et que je vais pas mettre le feu à l'appartement ceci-cela.
On me demandait aussi le nom de mes 3 précédents bailleurs (euh, ben moi je veux bien mais c'est pas gagné qu'ils parlent anglais !)
Bref, il ne reste plus qu'à attendre d'avoir des nouvelles...

Et non, y'a pas de piscine. Mais si vous voulez, vous pourrez toujours creuser !

jeudi 25 décembre 2008

Noël en tongs

Ca ressemble à un début de proverbe, non ?? Noël en tongs, Pâques… (pas facile la rime en ong !) en sarong ?? avec les dugongs ???
Bref, c’était mon premier Noël en tongs, sous les tropiques (et loin de Bastien et de ma famille, mais ça c’est moins drôle, alors on va passer vite…).
On avait décidé de faire un repas de réveillon à la maison du bonheur avec les colocs, plus quelques potes.
Au menu : feuilletés au pesto ou à l’olivade , canard aux cranberries, poisson en papillote de feuilles de bananier, et gâteau petits beurres – mousse chocolat passion.
Tout le monde a donc mis la main à la pâte :
On a bien mangé, bien bu, bien rigolé, et vers 2h du matin, pour fêter Noël dignement, on est allés se baigner, en ce disant que c'est pas dans nos pays respectifs (essentiellement France et Royaume Uni) qu'on pourrait faire ça. En particulier la partie de "rugby-polo" avec une noix de coco (oui, ça a l'air dangereux comme ça, mais bon, rassurez vous, personne n'a été blessé)...
Bref, ça ressemblait pas vraiment à un Noël hivernal comme chez nous, mais on a passé un bon moment.

Et ce midi, brunch à l'anglaise avec oeufs brouillés, truite fumée, brioche maison (le seul problème avec ladite brioche, c'est qu'elle a tellement gonflé qu'elle a touché le couvercle de la machine à pain, et à fini par s'effondrer à la fin, ce qui lui donnait un petit air de Bertrand le déprimé dans Gaston Lagaffe), jus oranges - mangues-du-jardin.

Et après tout ça, il me reste encore un peu de temps pour vous souhaiter à tous un JOYEUX NOYEL !!

lundi 22 décembre 2008

C’est la fête

Samedi dernier, une des amies des colocs -Alana- organisait une fête chez elle, histoire de se mettre dans l’ambiance de Noël. C’était pas loin de chez nous, à deux rues de là. Donc on se donne rendez vous à la maison du bonheur avec quelques autres, Becks note l’adresse, et nous voilà partis. On arrive dans la rue en question, et on entend de la musique depuis un jardin, donc on rentre, on dit bonjour, et quand même, y’a un truc bizarre : tout le monde est habillé en blanc, parce que des néons de lumière noire ont été installés, ce qui fait que tout le monde est bleu électrique…
Pur hasard, je porte une jupe blanche, et Loïc un pantalon blanc. Mais la première question que l’on pose aux autres c’est "ben pourquoi vous n’êtes pas en blanc ??". "Euh, ben parce qu’on savait pas". "Mais, elle est où Alana ?" "qui ?". Entre temps quelqu’un fait remarquer que c’est bizarre, quand même, qu’on connait personne. Du coup on réitère la question : "Est-ce que quelqu’un connait Alana ??" "heu, non, pas là, non". "Et, c’est quoi, le numéro de cette maison ?" "241". Ah, ben oui, c’est ça, notre fête à nous, elle est au 239 !!
En fait, on avait réussi à s’incruster (sans le faire exprès, mais au moins 10 bonnes minutes) dans une fête où on était les seuls à ne pas être habillés en blanc des pieds à la tête. Pas mal…
Loïc avait même déjà mis les bières qu’il avait apportées au frigo. Du coup, il a du retourner dans la cuisine pour les récupérer avant que l’on ne reparte en direction de la fête de Noël, à laquelle on était invités, celle là…


Sinon, pour la devinette de la semaine dernière, non personne n'a essayé de m'étrangler, je suis allergique à mon parfum. C'est ballot, je venais justement d'en racheter une bouteille en rentrant de Calédonie, au duty free...

dimanche 14 décembre 2008

Vu du toit

Ce message a 24h de retard pour cause d'orage ayant fait sauter la connexion internet...

Il y en a qui utilisent des moyens sophistiqués pour prendre des photos d'en haut, et ben moi, non, pas du tout, je me contente de monter sur le toit.
Bon, en vrai, la motivation première, c'était de cueillir des mangues dans le manguier du jardin.
Avec un appareil de haute technologie :
L'idée est donc de monter sur le toit, et de récupérer les mangues dans le sac qui se trouve au bout d'un manche à balai géant.
On a (enfin je devrais dire Becks a, puisque moi je me suis contentée de prendre les photos) ainsi récupéré environ 5kg de mangues, qui devraient commencer à murir dans quelques jours...
Je crois que ça sent la confiture, cette affaire !
Sinon, ça n'a rien à voir, mais je fais dans l'artistique, question allergies, en ce moment.
Allez, devinette : je suis allergique à quoi, là ?

jeudi 11 décembre 2008

Orages à la maison du bonheur

Me voilà de retour à la maison du bonheur. Et au premier décembre, a officiellement débuté ici la saison des orages. Un peu ce qu’ils appellent la saison des cyclones dans les Caraïbes, mais ici ils sont de nature plus optimiste, donc ils préfèrent dire orage que cyclone (à moi ça me va, si je peux éviter l’expérience tropicale ultime du cyclone, je demande pas mieux).
Lundi matin, vers 4h30, j’entends les oiseaux qui commencent à brailler (oui, le truc un peu pas bonheur à la maison du bonheur, c’est que les animaux du bonheur – chauves souris géantes, oiseaux, possums et autres perroquets – sont un peu bruyants, en particulier la nuit). C’est un peu tôt, 4h30 pour que les oiseaux commencent à crier (oui, à ce stade là, on peut pas dire chanter… si j’ai le courage un de ces 4, je vous enregistrerai les cris desdits oiseaux, mais comme ils n’hurlent que le matin, j’ai pas trop le courage de dégainer mon mp3 pour enregistrer, je pense généralement plutôt à m’enfoncer les boules quiès dans les oreilles avant de me rendormir). D’habitude, c’est juste avant le coucher du soleil, vers 5h30.
Je ronchonne donc intérieurement sur le fait qu’ils sont fous ces oiseaux australiens, non mais c’est pas possible, quand je perçois un éclair à travers mes paupières fermées, et que j’entends un énooorme coup de tonnerre. Un quart d’heure après, il pleuvait littéralement des cordes. A l’horizontale, tellement y’avait de vent.
Du coup, branle bas de combat, on s’est tous retrouvés en pyjama (ah, tiens, t’es réveillé, toi aussi ? ben ça alors), à fermer toutes les fenêtres et portes de la maison, qui sont nombreuses, et toujours ouvertes pour faire un peu d’air.
Avec ce vacarme, pas trop moyen de me rendormir (malgré les boules quiès). Mais j’ai du finir par y arriver, puisque à un moment je me suis réveillée. Une heure plus tard que prévu, c'est-à-dire à l’heure où j’avais donné rendez vous à Loïc pour qu’on parte ensemble à la fac. Oups. En fait, on avait plus d’électricité, donc accessoirement plus de réveil. Et je ne le savais pas encore, mais Loïc étant en train d’éponger les inondations chez lui, il n’était pas non plus exactement prêt à aller bosser, là tout de suite.
Je pars donc pour la fac, espérant qu’il y aura de l’électricité là bas. Je remarque au passage que mon réservoir est vide et qu’il va falloir que je fasse le plein, ce qui va encore me retarder un peu plus (en fait j’ai voulu faire le plein samedi mais la pompe était fermée).
Premier carrefour, le feu ne fonctionne pas. Bon, y’a des travaux sur cette route, ça doit être à cause de ça.
Deuxième carrefour, oh, les tranchées creusées par les ouvriers (les fameux travaux) sont pleines d’eau.
Troisième carrefour, toujours pas de feu, mais des policiers, habillés en jaune fluo qui agitent les bras dans tous les sens pour faire la circulation. Le carrefour étant énorme, pas question de faire les petits gestes qu’on voit habituellement en Europe. Je me dis que les pauvres, ils doivent être crevés à faire toutouyoutou toute la matinée.
Je m’arrête à la pompe. Oh, ben elle est fermée.
Deuxième pompe, fermée aussi.
Au bout de la quatrième, j’ai du me rendre à l’évidence, y’a pas d’électricité non plus dans le coin, et les pompes à essence, ça marche pas à l’énergie solaire.
Re-oups.
Enfin, j’ai pu atteindre la fac, où il y avait de l’électricité, et j’ai même pu faire de l’essence le soir en rentrant (j’avais appelé avant, quand même, pour être sure) et ainsi éviter le coup de la panne.
La maison du bonheur n’a subi aucune inondation, même pas à la cave. Mais après ça, on comprend mieux pourquoi les maisons locales (les queenslanders) sont construites sur des espèces de pilotis et qu’on habite à l’étage…
Et du coup, je me dis qu'on va plutôt choisir une maison à l'ancienne, quand Bastien arrivera, et que l'on quittera la maison du bonheur.

mardi 25 novembre 2008

Aaaaaaaaaaaall byyyyyyyyy myyyyyyyyseeeeelf

Et oui, je chante, comme ça il pleut aussi chez vous, y'a pas de raison que je sois la seule à être sous la pluie. Même si bon, je ferais sans doute mieux de pas trop la ramener question climat, vu les intempéries que l'Europe vient de se prendre sur le coin de l'oeil (oui, j'ai les infos françaises ici, avec 14h de retard, mais bon, les infos françaises quand même) (au fait, les Marseillais de base qui habitent dans le Var : tout va bien ?? Il parait que vous avez eu la tempête !!).
Brefle, tout ça pour dire que je suis maintenant toute seule à Nouméa, dans le gigantesque appart hotel, puisque mon pote Andrew est reparti au pays des kangourous ce week end. Mais bon, j'ai quand même un pilote et un plongeur pour travailler, alors ça va.
Et il pleut à Nouméa.

Et j'aimerais bien qu'on m'explique comment ce temps là :
Me fait cette tête là :
Et oui, je crame même quand il n'y a pas de soleil !
C'est comme ça, on ne renie pas ses origines (belges)...

mercredi 19 novembre 2008

A vot' bon clic messieurs dames


Bon, c'est pas souvent que je fais de la promo, mais là, il faut cliquer...
(pas sur l'image, banane, sur le lien)

lundi 10 novembre 2008

On a pas des métiers faciles...

C’est vrai, c’est pas facile, les missions en Calédonie.
D’abord, il y a le logement. Comme il n’y avait plus de place à l’IRD, on est obligés de loger à l’hôtel "La Promenade", de l’autre côté de la rue, par rapport au centre.
Voilà la vue le matin au petit dej :

je précise que là, il est 6h30, quand même, ça fait un peu tôt pour le p’tit dej, d’ailleurs, ça se voit, les neurones de Mehdi ne sont pas encore connectés, il fait m’importe quoi…

Le balcon, le salon et la cuisine, et ma chambre




Après ça, comment voulez vous que je retourne au CRIOBE,
moi ??
Même si bon, c'est un peu le bordel, cet hôtel, qu'est ce que c'est que ce vieux quadrat qui traine sur le balcon, hein ??

Et puis ensuite, il y a l’organisation des sorties qui est très très difficile, aussi. Le matin, on traverse la rue, et là, les blocs gonflés nous attendent (il faut savoir pour les non plongeurs, que gonfler les bouteilles, c’est la plaie, c’est long, bruyant, et en plus faut surveiller), on les charge avec le matos dans le bateau qui arrive sur sa remorque, on va au port, on met le bateau à l’eau, le pilote nous emmène sur site, on plonge, on rentre, on rince et voilà, c’est fini. Pas de gonflage, pas de nourrice d’essence à trimbaler, rien à gérer question bateau, bref, le pied.
Bon, ça veut pas dire qu’on est pas crevés quand on rentre, parce que les sites de plongée sont loin du centre (2h de bateau aller-retour en moyenne, quand même) et qu’on rentabilise au max les sorties, ce qui veut dire deux plongées successives d’1h30. Bref, avec un départ bateau à 7h00, on est pas rentrés avant 15h.

Un autre aspect intéressant, c’est que comme on a besoin d’un pilote, on sort pas les week-ends. Donc, on peut aller se balader le dimanche. En l’occurrence, Andrew (le pote australien qui est en mission avec moi, mais c’est pas le même Andrew que celui avec qui je partage mon bureau à JCU, ces Australiens, alors, ils s’appellent tous Andrew rien que pour nous embêter), Andrew, donc, et moi, on est allé faire les touristes au centre culturel Tjibaou (oui, parce qu’en plus, on a une bagnole de l’IRD à dispo, sinon c’est pas drôle… quand je vous disais que j’aurai du mal à retrouver le CRIOBE, moi).
C’est un musée d’art contemporain Océanien, et l’architecture vaut autant le déplacement que le cadre. Quelques photos :





Et puis pour finir la journée, on a fait un petit détour par le mont Ouen Toro, qui est juste en face de l’appart, et offre un chouette panorama sur Nouméa.

dimanche 2 novembre 2008

Je crois que cette fois je vais avoir du mal...

... a être crédible quand je vous dis que je pars travailler, en Calédonie.
Parce que c'est là, qu'on loge : clic.
Au début, j'ai cru à une blague de mon chef adoré, quand il a dit qu'on devait demander à la navette de nous déposer devant l'hotel quatre étoiles "la promenade".
Et puis ce matin, j'ai fait un tour sur le site internet de l'hotel en question.
Ben non, c'est pas une blague. C'est vraiment un quatre étoile.
Après ça, je sais pas si je vais pouvoir retourner au CRIOBE, moi...

Mon intégration australienne

Bon, ça fait maintenant presque un mois que je suis en Australie, et je dois dire que je progresse sur la voie de l'intégration. Pour preuve : En ce qui concerne la conduite à gauche, je commence à ne plus passer 1/4 d'heure à chaque carrefour à me demander 1) où je dois aller et 2) d'où peuvent venir les voitures. Bon, ça ne m'a pas empêché de m'engager sur une bretelle de sortie d'une 2x2 voies, mais bon, je m'en suis rendue compte très vite (avant de croiser une voiture en fait), ce qui fait que j'ai pu faire marche arrière discrétos....
Je progresse aussi dans la compréhension des autochtones, même si c'est pas encore tout à fait ça, surtout avec les Australiens de "l'Australie profonde"... Mais je ne désespère pas...
J'ai réussi à mettre de l'essence dans ma voiture (et ils ont quand même 4 types d'essence différents, sans compter le diesel et le GPL).
Et dernier point, mais pas des moindres, en dédicace à Joachim : Vanouch' m'a montré le Ler*y Merlin local, preuve à l'appui :


Pour la petite histoire, Jo prétendait que je passais tous mes samedis à Ler*y Merlin quand j'habitais à Perpignan...

Sinon, je suis allée manger chez Mariam. Sauf que malheureusement cette fois ce n'était pas chez ma copine Mariam (je maitrise pas encore la téléportation), mais dans un restaurant Thai du même nom...


Promis, Bibu, je t'y emmènerai quand tu viendras !

Et j'ai aussi fait les "garage sales" ce week end. Non, ce n'est pas des garages pas propres, mais des "ventes de garage", en fait des vides greniers organisés chez eux par les gens quand ils déménagent ou quand ils veulent faire du tri. Ils sont annoncés dans le canard local, et chaque week end, il y en a au moins 30 dans Townsville, ce qui n'est pas mal pour une ville de 170 000 habitants.
Et j'ai acheté :
un bureau et une chaise de bureau :


Pour 18€ les deux...
Une machine à pain pour 7€, un percolateur pour 3€, et un canapé pour...


5€ !! Quand même, tout ça n'est pas très raisonnable, mais bon...
Le canapé n'est pas de première jeunesse, mais je me dis qu'on pourra l'utiliser pour dehors, ici c'est appréciable de pouvoir paresser sur un balcon. Apparemment,il a croisé un pote à Aly (le chat de Nicolas et Magalie, qui adore faire ses griffe sur l'un de leur canapés). Espérons juste qu'il n'est pas infesté de poils de chat... Ca m'embêterait d'être allergique à mon canapé...

Bon, je vous laisse, je vais préparer mon sac : je prends l'avion cet après midi pour la Nouvelle Calédonie, pour une mission de terrain d'un mois... De nouvelles aventures en perspective (vais-je me mettre à rouler à gauche alors que là bas on roule à droite ?? La suite au prochain épisode)

mardi 21 octobre 2008

Génétique en toc.

Il parait que depuis que je suis petite, j’ai généralement plutôt de la chance. Mes parents ont même appelé cette propension à avoir le cul bordé de nouilles "le bol Lulu". Le bol Lulu, c’est celui qui était supposé (selon mon grand frère) me faire arriver plus vite au camembert / me filer les questions les plus faciles / me faire faire des 6 / me permettre d’arriver la première à la rue de la paix / me donner toujours les meilleurs pioches aux cartes (rayer les mentions inutiles). Encore récemment, ma Maman évoquait le bol Lulu quant au fait que le dollar australien s’est subitement cassé la figure (30 % quand même) juste avant que je n’arrive et que je n’achète une voiture avec mes euros (puisque je suis payée par la France, donc en euros).
Mais force est de constater que le bol Lulu, il a quand même eu des ratés par le passé. Et notamment quant au choix des gènes parentaux. Oui, parce que j’ai bien hérité des allergies de mon Popa (je suis allergique à plein de trucs, dont certains assez improbables comme les crottes de blattes, quand même, fallait oser). Par contre, pour ce qui est du sens de l’orientation, pas de doute, j’ai pioché du côté de ma Maman. Et ça, c’était pas une bonne idée… Je dirais que ça rétablit sans doute l’équilibre vis-à-vis de mon grand frère : certes, j’ai toujours eu de la chance aux jeux, mais je suis capable de repartir dans le mauvais sens en sortant d’un magasin. Bon, pour ce qui est des vertèbres lombaires toutes pourrites et pas foutues de tenir 30 ans, ça, on a malheureusement gagné tous les deux, y’a du avoir un bug dans la conception, mais bon, il parait que c’est plus garanti, depuis le temps…
Bref, donc, j’ai un sens de l’orientation digne d’une huitre. Et adulte, hein, celle qui est accrochée à son rocher, pas la larve qui se ballade (oui, je sais, ça ressemble à une blague d’océanologue, mais bon, on se refait pas).
Et mon pauvre petit sens de l’orientation, en plus, il est tout perturbé par le fait de rouler à gauche. Oui, je sais, ça devrait n’avoir rien à voir. Mais en fait si. Parce que dans ma tête, quand on tourne à gauche, on croise la file d’en face. Alors que quand on roule à gauche, non. Et ça, ça lui fiche drôlement le boxon, à mon sens de l’orientation. Résultat, depuis 3 jours que j’ai ma voiture, je suis obligée de garder un œil en permanence sur le plan de Townsville qui me sert de passager. Ce qui n’est pas non plus très facile quand il faut en plus réfléchir à chaque carrefour pour savoir d’où peuvent venir les voitures et où je suis sensée rouler.
Pit être je devrais investir dans un GPS…

vendredi 17 octobre 2008

c'est Noël !

Oui, c'était un peu Noël, cette semaine :
- J'ai reçu mes affaires par la poste. Même pas de soucis avec la douane, ça a été ouvert, mais bon, tout y était.
- J'ai reçu une petite carte très chouette de mes cousins et oncles et tantes, que c'est vraiment sympa
- J'ai récupéré ma voiture. Même que j'ai embouti personne (pour le moment).
Bon, c'est vrai, je me suis paumée pour arriver à la fac ce matin. Cette idée, aussi d'appeler "Nathan street" une route qui s'appelle "Bruce Highway" sur la carte ??? Bilan, j'ai cherché cette £ù%* Bruce Hwy pendant 1/4 d'heure, avant de prendre n'importe quelle route pourvu qu'il faille pas tourner à droite (rigolez pas, c'pas facile de tourner à droite quand on conduit à gauche), on verra bien où on arrive...

Ce week end, petite balade prévue à Maggie Island.

dimanche 12 octobre 2008

Première semaine à Townsville

Bon, je vous ai laissé pas mal de temps sans nouvelles, mais vous vous doutez bien que je ne m'ennuie pas.
Ma première semaine à Townsville a été sous le signe de Sunbus. La compagnie de bus locale. La loose totale, aussi !!
Déjà, les plans donnant les routes des différentes lignes de bus ne donnent pas les noms de rues. Ben non, ce serait trop fastoche, sinon. Bilan, il faut deviner, plan de la ville à l'appui, où passent les bus. En plus, il y a des pièges : par exemple, le bus 5, sur la carte, il passe juste devant la maison. Mais dans la vraie vie, pas du tout !! Enfin, si, mais seulement le dimanche... Genre, je vais aller en bus à la fac, le dimanche !? Mais ça va pas ou quoi ??
Donc, il faut le prendre deux rues plus loin. Ok. Très bien. Donc mardi matin, je me pointe à l'arrêt en question 10 minutes en avance. Et là, je découvre un magnifique arrêt de bus, ombragé et tout et tout. Avec une pancarte disant que pour cause de travaux de voirie, l'arrêt est temporairement transféré Landsborough street. Ok. Je trouve la rue, et là, la bonne blague, il y a un panneau de bus de chaque côté de la rue avec aucune indication. Pas d'horaires. Pas de direction. D'où la question : c'est de quel côté, qu'il passe, le bus pour la fac ??
Le temps de dégainer mon téléphone pour demander à Rebecca, qui prenait le bus avant d'avoir sa voiture, je vois passer le bus. Avec 5 bonnes minutes d'avance. Trop tard, il ne s'arrête pas à l'arrêt, je n'ai pas le temps de traverser qu'il est parti. Et le suivant est dans une heure.
Bus : 1 - Lucie : 0
Je rentre donc à la maison, parce que je ne vais pas attendre une heure sous le soleil sous peine de finir brulée au 3ème degré (au moins).
Et je retente ma chance avec le suivant. Là je suis au taquet, du bon côté de la route, je suis presque à l'arrêt 10 minutes avant l'horaire. Et là, je vois un bus qui approche. Je l'arrête et demande au chauffeur s'il va à la fac.
Il me dit : "non, mais je vais à Stockland, et de là, vous pouvez prendre un autre bus pour la fac."
- "Oui, mais il y a un bus qui va à la fac qui va arriver bientôt,
alors ??"
- " Non, dans 40 minutes. "
- ?????
Donc en fait, là, le bus non seulement est passé 5 minutes avant l'horaire prévu, mais en plus, c'est même pas le bon !!!
Bref, chat échaudé craignant l'eau froide, je suis montée dans ce bus, et à vrai dire, une fois à Stockland, j'ai chopé tout de suite une correspondance pour la fac, sans soucis.
Bus : 1 et 1/2 - Lucie 1/2 (ben oui, j'ai fini par y arriver, à la fac).
Le lendemain, je rentre de la fac en bus. Le dernier est à 17h08, à l'autre bout du campus depuis mon bureau (enfin, non, il y en a un à 19h, mais bon, pour le coup ça fait un peu tard). Du coup, je quitte mon bureau un peu avant 5h, je traverse le campus, et j'attends... 40 minutes (quand même). Je monte dans le bus après avoir demandé au chauffeur s'il va bien là où je vais moi (on sait jamais, hein, avec leurs blagues), et je m'assieds. Et le bus, il démarre pas. Il attend. On pourrait croire qu'il attend parce qu'il est en avance, mais non... il a déjà 35 minutes de retard. Puis on voit monter une petite dame qui était désecndue 5 minutes avant. Apparemment, elle avait un truc à faire, et donc le bus l'attendait. Alors qu'il avait déjà 35 minutes de retard !! (enfin, ceci explique peut être cela, s'il attend les passagers pendant 5 minute à chaque arrêt, pas étonnant). Bref, je suis arrivée à la maison à presque 19h. Deux heures pour faire 10 bornes en bus...
Bus : 2 et 1/2 - Lucie 1. Je perds...

Après cette bérézina, vous imaginez comme j'étais motivée pour me trouver une voiture, et VITE !!
J'ai donc écumé les petites annonces internet, pour finalement trouver une magnifique Hyundai Getz rouge, récente et pas trop chère. Enfin, magnifique pas tellement par rapport à la tête qu'elle a, mais plus parce qu'elle va me permettre d'oublier le bus.
Je suis allé la voir vendredi, et la voilà :
C'est y pas beau, ça, avec le petit rayon en contre-jour, genre "Allelujah !" ??
Allez, une autre, pour voir sa trombine :
Le seul problème, c'est que mes sous étaient encore sur mon compte en France. Donc, je ne l'aurai que quand l'argent aura été transféré sur mon brand new compte bancaire australien que j'ai ouvert en 10 minutes chrono, avec carte gratuite parce que je travaille à la fac et que donc l'ordinateur m'a pris pour une étudiante (dixit le conseiller) (oui, je fais des phrases de 10 km si je veux, c'est mon blog, d'abord).
Enfin, voilà, si tout va bien, j'irai donc la chercher vendredi. Et en route pour de nouvelles aventures. Parce que la conduite à gauche, quand même, ça risque d'être drôle...

mardi 7 octobre 2008

Arrivée à Townsville

Ca y est, me voilà arrivée à Townsville.
Après un voyage d'environ 36 heures, qui s'est finalement bien passé, malgré un démarrage un peu en vrac. Vendredi, je devais prendre le train à Lille pour l'aéroport. Prévoyante, je pars une heure avant l'horaire du train de chez mes parents (mon grand frère vous dirait qu'il faut 10 minutes pour aller à la gare, de chez eux). Sauf que vendredi soir + il pleut des cordes = périph et centre ville tout bouchés ! J'ai fini par sortir de la voiture au milieu des bouchons pour arriver dans une gare blindée avec au moins 5 personnes qui attendent à chaque borne, et moi qui dois retirer mon billet. Finalement, après avoir manqué d'étrangler un gars qui prenait tout son temps, couru un peu avec mes bagages sous la pluie (finalement, c'est bien assez, 20 kg, comme franchise bagage, merci Qantas), fait un bisou express à Mariam qui était venue me dire au revoir, j'étais dans le train 2 minutes avant qu'il ne parte. Pour le coup, on aura pas eu à subir les adieux déchirants avec Bastien (qui me rejoint d'ici 2 mois) puisque j'ai presque sauté en marche de la voiture.

Me revoilà donc dans la "maison du bonheur", nom donné à la coloc où j'étais déjà l'an dernier (souvenez vous, ), au moment où j'avais ouvert ce blog...

vendredi 3 octobre 2008

Ca y est

Je suis partie !
A bientôt pour de nouvelles aventures australiennes !

samedi 27 septembre 2008

Une journée à Paris

Hier, je devais faire apposer nos nouveaux visas sur nos passeports. Je suis donc allée à l'ambassade d'Australie en France, à Paris.
Départ 7h15 de la maison, arrivée à Arras, puis train jusqu'à Paris Nord. Ensuite, un petit coup de RER, puis de Métro et me voilà au pied de l'ambassade, à deux pas de la tour Eiffel (y s'emmerdent pas, les gars, quitte à avoir une présence en France, autant que ce soit dans un endroit sympa !!). Etant largement en avance (environ 2h, puisqu'il n'y avait pas de train plus tard, ou alors trop tard), j'ai eu le temps de flaner un peu au milieu des touristes, et de profiter du superbe soleil de cette fin septembre.


Puis j'ai poussé jusqu'au nouveau musée du Quai Branly, un peu plus loin.
Le temps de jouer un peu avec les ombres projetés des pubs pour les expos ...

... et de découvrir les magnifiques jardins (le musée n'était pas encore ouvert), il était l'heure de faire demi tour pour aller à mon fameux rendez-vous à l'ambassade.
Rendez vous qui a duré, allez, 4 minutes 30, à tout casser. Tout ça pour ça. Mais bon, j'ai nos visas, on peut partir tranquilles, et finalement, ça vaut bien un réveil à 6h30 et 70 € de train (et oui, premiers billets sans carte 12-25, ça fait mal !).

Donc, j'étais sortie à 11h50, et mon train pour rentrer n'était qu'à 15h. Même en comptant 1h de trajet metro + RER pour retourner à la gare du Nord, ça me laissait une plage d'à peu près 2 heures. J'ai donc visité l'exposition permanente du musée (gratuit pour les demandeurs d'emploi, on va pas s'en priver).
L'intérieur est vraiment très beau, comme l'extérieur, et les collections sont vraiment fournies. J'ai commencé par l'Océanie, puis je suis passée vite fait par l'Asie et l'Afrique, et n'ai même pas eu le temps de survoler les Amériques (en même temps, en 1h30, l'A380 ne fait pas mieux !).
Deux bémols cependant : les vitrines sont très belles, les oeuvres le plus souvent dans la pénombre, ce qui fait très design, mais un jour ensoleillé comme hier, ça fait surtout plein de reflets qui font qu'on a du mal à bien voir. Et les explications sont vraiment laconiques. Ce que c'est, l'origine géographique, et la date approximative. Ce qui parfois donne "propulseur ; Ile Maéwo; début XXème". Oui, mais encore ??? Je soupçonne que c'est dans le but d'inciter les gens à prendre l'audioguide ou à suivre une visite guidée (payants, bien sur !).
Puis retour à Rebreuve-Ranchcourt, et encore qq cartons pour la route.
Demain, on récupère un camion, et on rapatrie toutes nos affaires chez mes parents. Ravis, cela va sans dire, de devoir ranger grenier et garage pour accueillir notre bordel !