mercredi 31 décembre 2008

Croisons les doigts

Ca y est, j'ai trouvé une maison qui me plait et qui est (à peu près) dans notre budget.
Elle est située pile poile entre la fac et le centre ville, c'est à dire là :Voilà à quoi elle ressemble :
Elle a un grand balcon (mais un grand) à l'arrière, pour pouvoir accueillir mon canapé d'extérieur (oui, je sais, je n'ai pas encore de canapé d'intérieur, ce qui semble pourtant un peu plus essentiel, mais bon) et une table où manger dehors, à l'ombre.
La cuisine est sympa et donne sur le salon.
Et il y a même un truc qui devrait vous intéresser : une chambre d'amis ! De quoi loger des voyageurs en visite :Bref, tout ça a l'air bien sympa, mais je ne sais pas encore si on va pouvoir l'avoir ou pas. Ici, il faut remplir un dossier de quarante douze mille pages, et donner les noms de 5 personnes qui me connaissent (dont 2 avec lesquels je travaille) et qui, en gros, peuvent dire que je suis responsable et que je vais pas mettre le feu à l'appartement ceci-cela.
On me demandait aussi le nom de mes 3 précédents bailleurs (euh, ben moi je veux bien mais c'est pas gagné qu'ils parlent anglais !)
Bref, il ne reste plus qu'à attendre d'avoir des nouvelles...

Et non, y'a pas de piscine. Mais si vous voulez, vous pourrez toujours creuser !

jeudi 25 décembre 2008

Noël en tongs

Ca ressemble à un début de proverbe, non ?? Noël en tongs, Pâques… (pas facile la rime en ong !) en sarong ?? avec les dugongs ???
Bref, c’était mon premier Noël en tongs, sous les tropiques (et loin de Bastien et de ma famille, mais ça c’est moins drôle, alors on va passer vite…).
On avait décidé de faire un repas de réveillon à la maison du bonheur avec les colocs, plus quelques potes.
Au menu : feuilletés au pesto ou à l’olivade , canard aux cranberries, poisson en papillote de feuilles de bananier, et gâteau petits beurres – mousse chocolat passion.
Tout le monde a donc mis la main à la pâte :
On a bien mangé, bien bu, bien rigolé, et vers 2h du matin, pour fêter Noël dignement, on est allés se baigner, en ce disant que c'est pas dans nos pays respectifs (essentiellement France et Royaume Uni) qu'on pourrait faire ça. En particulier la partie de "rugby-polo" avec une noix de coco (oui, ça a l'air dangereux comme ça, mais bon, rassurez vous, personne n'a été blessé)...
Bref, ça ressemblait pas vraiment à un Noël hivernal comme chez nous, mais on a passé un bon moment.

Et ce midi, brunch à l'anglaise avec oeufs brouillés, truite fumée, brioche maison (le seul problème avec ladite brioche, c'est qu'elle a tellement gonflé qu'elle a touché le couvercle de la machine à pain, et à fini par s'effondrer à la fin, ce qui lui donnait un petit air de Bertrand le déprimé dans Gaston Lagaffe), jus oranges - mangues-du-jardin.

Et après tout ça, il me reste encore un peu de temps pour vous souhaiter à tous un JOYEUX NOYEL !!

lundi 22 décembre 2008

C’est la fête

Samedi dernier, une des amies des colocs -Alana- organisait une fête chez elle, histoire de se mettre dans l’ambiance de Noël. C’était pas loin de chez nous, à deux rues de là. Donc on se donne rendez vous à la maison du bonheur avec quelques autres, Becks note l’adresse, et nous voilà partis. On arrive dans la rue en question, et on entend de la musique depuis un jardin, donc on rentre, on dit bonjour, et quand même, y’a un truc bizarre : tout le monde est habillé en blanc, parce que des néons de lumière noire ont été installés, ce qui fait que tout le monde est bleu électrique…
Pur hasard, je porte une jupe blanche, et Loïc un pantalon blanc. Mais la première question que l’on pose aux autres c’est "ben pourquoi vous n’êtes pas en blanc ??". "Euh, ben parce qu’on savait pas". "Mais, elle est où Alana ?" "qui ?". Entre temps quelqu’un fait remarquer que c’est bizarre, quand même, qu’on connait personne. Du coup on réitère la question : "Est-ce que quelqu’un connait Alana ??" "heu, non, pas là, non". "Et, c’est quoi, le numéro de cette maison ?" "241". Ah, ben oui, c’est ça, notre fête à nous, elle est au 239 !!
En fait, on avait réussi à s’incruster (sans le faire exprès, mais au moins 10 bonnes minutes) dans une fête où on était les seuls à ne pas être habillés en blanc des pieds à la tête. Pas mal…
Loïc avait même déjà mis les bières qu’il avait apportées au frigo. Du coup, il a du retourner dans la cuisine pour les récupérer avant que l’on ne reparte en direction de la fête de Noël, à laquelle on était invités, celle là…


Sinon, pour la devinette de la semaine dernière, non personne n'a essayé de m'étrangler, je suis allergique à mon parfum. C'est ballot, je venais justement d'en racheter une bouteille en rentrant de Calédonie, au duty free...

dimanche 14 décembre 2008

Vu du toit

Ce message a 24h de retard pour cause d'orage ayant fait sauter la connexion internet...

Il y en a qui utilisent des moyens sophistiqués pour prendre des photos d'en haut, et ben moi, non, pas du tout, je me contente de monter sur le toit.
Bon, en vrai, la motivation première, c'était de cueillir des mangues dans le manguier du jardin.
Avec un appareil de haute technologie :
L'idée est donc de monter sur le toit, et de récupérer les mangues dans le sac qui se trouve au bout d'un manche à balai géant.
On a (enfin je devrais dire Becks a, puisque moi je me suis contentée de prendre les photos) ainsi récupéré environ 5kg de mangues, qui devraient commencer à murir dans quelques jours...
Je crois que ça sent la confiture, cette affaire !
Sinon, ça n'a rien à voir, mais je fais dans l'artistique, question allergies, en ce moment.
Allez, devinette : je suis allergique à quoi, là ?

jeudi 11 décembre 2008

Orages à la maison du bonheur

Me voilà de retour à la maison du bonheur. Et au premier décembre, a officiellement débuté ici la saison des orages. Un peu ce qu’ils appellent la saison des cyclones dans les Caraïbes, mais ici ils sont de nature plus optimiste, donc ils préfèrent dire orage que cyclone (à moi ça me va, si je peux éviter l’expérience tropicale ultime du cyclone, je demande pas mieux).
Lundi matin, vers 4h30, j’entends les oiseaux qui commencent à brailler (oui, le truc un peu pas bonheur à la maison du bonheur, c’est que les animaux du bonheur – chauves souris géantes, oiseaux, possums et autres perroquets – sont un peu bruyants, en particulier la nuit). C’est un peu tôt, 4h30 pour que les oiseaux commencent à crier (oui, à ce stade là, on peut pas dire chanter… si j’ai le courage un de ces 4, je vous enregistrerai les cris desdits oiseaux, mais comme ils n’hurlent que le matin, j’ai pas trop le courage de dégainer mon mp3 pour enregistrer, je pense généralement plutôt à m’enfoncer les boules quiès dans les oreilles avant de me rendormir). D’habitude, c’est juste avant le coucher du soleil, vers 5h30.
Je ronchonne donc intérieurement sur le fait qu’ils sont fous ces oiseaux australiens, non mais c’est pas possible, quand je perçois un éclair à travers mes paupières fermées, et que j’entends un énooorme coup de tonnerre. Un quart d’heure après, il pleuvait littéralement des cordes. A l’horizontale, tellement y’avait de vent.
Du coup, branle bas de combat, on s’est tous retrouvés en pyjama (ah, tiens, t’es réveillé, toi aussi ? ben ça alors), à fermer toutes les fenêtres et portes de la maison, qui sont nombreuses, et toujours ouvertes pour faire un peu d’air.
Avec ce vacarme, pas trop moyen de me rendormir (malgré les boules quiès). Mais j’ai du finir par y arriver, puisque à un moment je me suis réveillée. Une heure plus tard que prévu, c'est-à-dire à l’heure où j’avais donné rendez vous à Loïc pour qu’on parte ensemble à la fac. Oups. En fait, on avait plus d’électricité, donc accessoirement plus de réveil. Et je ne le savais pas encore, mais Loïc étant en train d’éponger les inondations chez lui, il n’était pas non plus exactement prêt à aller bosser, là tout de suite.
Je pars donc pour la fac, espérant qu’il y aura de l’électricité là bas. Je remarque au passage que mon réservoir est vide et qu’il va falloir que je fasse le plein, ce qui va encore me retarder un peu plus (en fait j’ai voulu faire le plein samedi mais la pompe était fermée).
Premier carrefour, le feu ne fonctionne pas. Bon, y’a des travaux sur cette route, ça doit être à cause de ça.
Deuxième carrefour, oh, les tranchées creusées par les ouvriers (les fameux travaux) sont pleines d’eau.
Troisième carrefour, toujours pas de feu, mais des policiers, habillés en jaune fluo qui agitent les bras dans tous les sens pour faire la circulation. Le carrefour étant énorme, pas question de faire les petits gestes qu’on voit habituellement en Europe. Je me dis que les pauvres, ils doivent être crevés à faire toutouyoutou toute la matinée.
Je m’arrête à la pompe. Oh, ben elle est fermée.
Deuxième pompe, fermée aussi.
Au bout de la quatrième, j’ai du me rendre à l’évidence, y’a pas d’électricité non plus dans le coin, et les pompes à essence, ça marche pas à l’énergie solaire.
Re-oups.
Enfin, j’ai pu atteindre la fac, où il y avait de l’électricité, et j’ai même pu faire de l’essence le soir en rentrant (j’avais appelé avant, quand même, pour être sure) et ainsi éviter le coup de la panne.
La maison du bonheur n’a subi aucune inondation, même pas à la cave. Mais après ça, on comprend mieux pourquoi les maisons locales (les queenslanders) sont construites sur des espèces de pilotis et qu’on habite à l’étage…
Et du coup, je me dis qu'on va plutôt choisir une maison à l'ancienne, quand Bastien arrivera, et que l'on quittera la maison du bonheur.