samedi 28 août 2010

Uluru, Kata Tjuta et Kings Canyon

La suite de notre périple avec les zigottos à l'Ouest...
Après avoir afronté les crocodiles, cassowaries et autres animaux bizarres (sous la pluie, hum...), nous nous sommes envolés pour Uluru, aussi appelé Ayer's Rock, un gros caillou au milieu du désert Australien.

On s'est dit là, au moins, pas de risque de pluie, il peut se passer 6 ans sans une averse, alors bon... ce serait quand même pas de bol !
 
Mais encore une fois, c'était sous-estimer notre cher petit nuage ! Puisque nous sommes bel et bien arrivés sous la pluie, qui nous a accompagnés à peu près la moitié du temps (et il est vraiment fort ce petit nuage, puisqu'il réussissait à la perfection à détecter l'heure des pic-nics !) :


Et en plus, ça caille, du coup !




Mais bon, pluie ou pas pluie, les paysages sont vraiment extraordinaires, aMAzing, comme disent les Australiens, et nous font oublier le mauvais temps.
On a beau avoir vu des tonnes de photos, on est scotché par la taille du rocher, les couleurs changeantes, le rouge du sol... 


















hop, une petite photo "j'y étais"...




Puis, direction Kings Canyon, où il pleuvait des cordes, ce qui nous a un peu déprimés quand même, mais bon, on est pas des lopettes (de base), alors on est quand même partis se balader dans les paysages grandioses du canyon...
ce qui nous a donné un avant goût de ce que serait le jour suivant, avec du SOLEIL !! 


 De quoi profiter de la journée, et de marcher en haut de ce plateau aux découpes irréelles. Un peu plus de 7km, qu'Eliott s'est enquillés sans broncher, et sans même recours au fameux petits pimousses (mon carburant perso, quand, enfant, il fallait marcher un peu avec mes parents...)



Le paradis pour les photographes en goguette... 


des couleurs et des contrastes incroyables, des formes graphiques en veux tu en voilà...  















c'en était presque frustrant, rien à faire, juste à appuyer sur le bouton et le paysage a fait le reste !


Des images plein la tête, c'est à regret qu'on est remontés dans la voiture pour faire les 3 h de routes qui nous séparaient d'Alice Springs, où on reprenait l'avion le lendemain, nous pour Townsville, Mel, Yann & Eliott pour la suite de leur aventure Australienne...


On avait donc roulé depuis au moins 2 heures quand on s'est arrêtés dans une station service perdue au milieu de nulle part, juste avant 19h, histoire de ne pas tomber en rade d'essence. Et c'est là que j'ai demandé à la dame combien de temps on mettrait pour arriver à Alice. Dame qui m'a répondu d'un air détaché "oh, 3h, 3h30". QUOI ?? WTF? Trois heures trente de route ??? Avec la trouille de manger un kangourou avec la voiture de loc super chère qu'on est pas assurés de nuit contre les kangourous ??? 
Ben ouais, elle avait raison, la dame... Et on a fini la route un peu cripsés (enfin, moi surtout, parce que bon, pour cripser Bastien...) pour finalement arriver entiers à destination, vers 22h. 
Ah on pourra pas dire qu'on a pas profité au maximum de cette journée.


Puis ça a été le temps de se dire au revoir, à bientôt en France, un peu tristes de voir déjà les vacances se terminer.

Mais Lucie, c'est quoi, en vrai, ton métier ?

... A part te balader dans les 4 coins du Pacifique ??
Pour avoir une idée, cet article de Tahiti Press: 
le lien est ici.

Une étude scientifique analyse, en Polynésie française, l'enfance difficile des coraux

le 27 août 2010 à 15:22  | source: Tahitipresse  | Pas de commentaire

 

Les jeunes coraux subissent de lourdes pertes lors de leur installation sur les récifs coralliens, ce qui rend la complexité des récifs matures d'autant plus remarquable. De récentes recherches menées par des scientifiques français et australiens en Polynésie française s'intéressent à leur enfance difficile et dangereuse.

Une équipe du Centre de Recherches Insulaires et Observatoire de l'Environnement (CRIOBE) de Moorea et du Centre d'Excellence sur les Récifs Coralliens (CoERS) de l'Université James Cook en Australie a étudié la mortalité des minuscules bébés coraux (aussi appelés recrues) de Polynésie française,  dans le but de mieux comprendre comment les récifs coralliens se régénèrent et peuvent récupérer des multiples perturbations auxquelles ils font face.

Un article de l'équipe, intitulé "La mortalité post-fixation précoce et la structure des assemblages de coraux", par Lucie Penin, François Michonneau, Andrew H. Baird, Sean R. Connolly, Morgan S. Pratchett, Mohsen Kayal et Mehdi Adjeroud, a paru le 3 juin dans le journal international "Marine Ecology Progress Series". On en trouvera ci-dessous une traduction vulgarisée, transmise par le CRIOBE.



Plus de 20% de mortalité en seulement 4 mois



"La première chose que nous avons remarquée est que le type et la quantité de recrues arrivant à un endroit donné ne reflète absolument pas les communautés adultes en place", explique le Dr Lucie Penin, qui travaille à la fois au CRIOBE et à l'université James Cook. "A l'inverse, ce qui arrive aux bébés coraux au début de leur vie sur les récifs et jusqu'à l'âge de 4 ou 5 ans, quand ils commencent à se reproduire, influence très fortement les types de coraux qui dominent les récifs coralliens".

L'équipe a attendu que les minuscules bébés coraux s'installent sur la face inférieure de plaques de terre cuite fixées sur le récif avant de retourner la moitié de ces plaques, livrant ainsi les recrues aux prédateurs. "Environ la moitié des recrues installés sur les plaques de terre cuite sont mortes ou ont subi la prédation par les poissons en seulement sept jours", explique Lucie Penin. "Et parmi les juvéniles, âgés de 1 à 4 ans environ, nous avons observé plus de 20% de mortalité en seulement 4 mois".

Cette étude suggère que seulement 10% environ des bébés coraux survivraient jusqu'à l'âge adulte.


Les conditions environnementales déterminantes


Les conditions environnementales sont littéralement une question de vie ou de mort pour les jeunes coraux. La qualité de l'eau, le nombre et l'activité des poissons herbivores, le climat et la température de l'eau sont autant de facteurs déterminant quels seront les survivants qui seront capables de bâtir le récif.

Nombre des minuscules recrues subissent la prédation accidentelle des poissons perroquets, qui se nourrissent en raclant les algues présentes sur les récifs, et broutent ainsi des recrues de coraux par accident.
"Les poissons perroquets ont deux effets sur les recrues de coraux : d'un côté, ils avalent certaines d'entre elles en se nourrissant des algues, mais d'un autre côté ils contrôlent le développement de ces algues, qui sont les pires ennemis des jeunes coraux. Au final, leur action est donc bénéfique pour le développement des récifs, malgré les dégâts collatéraux infligés aux recrues".

En effet, la compétition avec les algues est une menace directe pour les jeunes coraux, car elles utilisent une véritable guerre chimique pour gagner la compétition, et piègent dans leurs filaments une quantité importante de sédiments, qui ensablent les recrues.

Au stade juvénile, c'est-à-dire entre 1 et 4 ou 5 ans environ, l'équipe a démontré que les coraux sont attaqués par les poissons papillons corallivores. Mais si les adultes résistent généralement bien aux assauts de ces poissons, il n'en n'est pas de même pour les juvéniles, que leur petite taille (moins de 5 cm de diamètre) rend plus vulnérables.


Une période critique pour le renouvellement des récifs


Les chercheurs disent que les récifs coralliens sont sous la menace d'une combinaison de facteurs incluant les changements climatiques et le blanchissement corallien, les maladies, la surpêche, et les pollutions issues des terres en amont des récifs. Mieux comprendre ce qui se passe au cours de l'enseme du cycle de vie des coraux est particulièrement important pour mieux gérer nos récifs coralliens, dans ce contexte de perturbations accrues.

Nous comprenons grâce à cette étude que les semaines et les mois suivant l'installation des coraux sur les récifs coralliens sont une période critique pour le renouvellement des récifs, et que les conditions environnementales locales déterminent en grande partie quels sont les coraux qui survivent à cette enfance difficile. Cela souligne la nécessité de maintenir de bonnes conditions environnementales pour ne pas alourdir encore le bilan des jeunes années des coraux, en particulier dans les récifs ayant été déjà endommagés, et qui ont besoin de ces jeunes générations pour se renouveler.





jeudi 19 août 2010

Ne partez jamais en vacances avec des Bretons…

Ils emmènent leur petit nuage partout avec eux !


Et oui, contre toute attente, ces 15 jours de vacances dans le Nord et le Centre de l’Australie auront été marqués par… la pluie et la boue ! C’est pourtant bien la saison sèche dans cette partie de l’Australie.

Nous avons commencé notre périple à Cairns, où nous avons loué un van capable de nous accueillir tous les 5 (Mel, Yann, Bastien, Eliott et moi) le jour, et complété la nuit par une tente. 



Première étape, les hauts plateaux à l’ouest de Cairns, aussi appelés Tablelands, pour ainsi ouvrir notre liste-des-animaux-d’Australie-qu’on-n’a-pas- encore-vus par les ornithorynques (platypus, en Anglais), qui sont des mammifères aquatiques au bec de canard et qui pondent des œufs. Oui, des mammifères qui pondent des œufs, je sais, c’est bizarre, mais question animaux bizarre, l’Australie n’est pas en reste.

 
On a même pu prendre qq photos, sous la pluie, version « où est Charlie ? »


Après 2 jours plutôt boueux, on s’est dit, naïfs et pleins d’espoir, qu’on allait monter vers le Nord, en direction de Daintree et Cape Tribulation, où il ferait sans doute plus beau. Mais c’était sans compter sur l’abnégation de notre petit nuage, qui nous a suivis jusqu’au point le plus au nord accessible par la route, Cape Tribulation. Y compris via un passage plus qu’épique par un bac pour traverser la Daintree River.
Bien sur, il n’y a qu’une route qui longe la côte, et à un moment, on a vu un panneau indiquant « bac ». Nous, en bons touristes radins, on s’est dit non non non, nous on veut pas prendre le bac, on veut prendre le pont ! Il doit bien y avoir un pont ! Et ben non, de pont que nenni, quetchy, nada ! Après rapide vérification dans le guide, on a pris le bac. Qui est en fait une plate-forme de métal tirée par des câbles d’un côté à l’autre de la rivière. On a eu de la chance, il y a des traversées jusque tard le soir, parce que sinon, on aurait aussi bien pu se trouver plantés là.


Outre le bac, la Daintree River a aussi la particularité d’abriter des habitants… intéressants !


De quoi cocher encore une case dans les animaux d’Australie : le croc, ça c’est fait !



En continuant la route, on a également croisé les fameux cassowaries (Cassoars à casque, en français) dont je vous rabats les oreilles depuis maintenant 3 ans (ici). Une femelle avec ses petits, au beau milieu de la route, qui ont presque réussi à créer un bouchon ! 



On retrouvera par la suite cette bestiole incroyable, oiseau qui n’a aucune chance de voler (et qui pond des œufs, aussi, comme le crocodile et l’ornithorynque, décidemment, mais bon pour un oiseau c’est moins bizarre), avec des poils en guise de plumes (alors que bon, c’est bien connu, les poils, pour le coup, c’est réservé aux mammifères, normalement), des couleurs hallucinantes sur le cou, et une espèce de corne sur la tête. L’Évolution a décidemment le sens de l’humour en Australie !


Finalement, on s’arrêtera quand même sur une plage au retour, entre deux averses (pile poil au moment où on sort le pique nique, of course…), histoire de paresser un peu, de chercher des trésors,






(Oh ! regarde Lucie, un corail ! Oui, c’est un Acropora, mais là, je suis en vacances, je te ferais dire !)














de faire des constructions sableuses (oui, Mel, désolée, mais ça ressemble pas du tout à un château ton truc),


de regarder les crabes faire des boules plus grosses qu’eux…



… Et la mer dessiner des paysages abstraits.



To be continued…

Pour plus de photos, il suffit de cliquer dans la colonne de droite

vendredi 6 août 2010

La suite au prochain épisode

Bon, je sais, je suis super en retard en ce qui concerne ce blog... Mais il va falloir être encore un peu patient... Promis, je vous raconterai les vacances dans le Far North Queensland et l'Australie centrale dès mon retour de Lizard Island, où je vais encore une fois compter les bébés coraux.
Avec un peu de chance, j'aurai le temps là bas de trier les quelques milliers (oui oui, milliers !) de photos qu'on a prises.
Le programme pour la suite, c'est 15 jours à Moorea en septembre, puis départ d'Australie le 09 octobre et retour pour un an à Perpignan. Et ensuite ? Ben on verra !

Les zigottos à l'ouest à Townsville

Attention, lecteur, me voilà qui spoile la feuille de Mel... pour raconter l'arrivée des zigottos à l'ouest au pays des kangourous. 
Après quelques 36h de voyages (ça se mérite, l'Australie), la première étape était donc Townsville et les environs. 
Et pour commencer, le Billabong Sanctuary, une sorte de zoo où on peut observer les animaux d'Australie en semi-liberté. De quoi réviser un peu la faune australienne, donc : 












Avant d'appliquer ces révisions sur le terrain, à Magnetic Island, qui est un peu notre home island, maintenant, et qui va bien nous manquer au retour en France !








Le temps de faire quelques chateaux de sable avec Bastien qui se prend pour Vauban


 (On se demande qui, du grand ou du petit s'amuse le plus)





Et il est déjà le temps de rentrer...






Balade dans les Harvey Ranges

Le week end précédant l'arrivée de nos potes les zigottos à l'Ouest (aka Mel, Yann et Eliott), nous sommes partis nous promener dans les Harvey Range, à l'ouest de Townsville. 

L'occasion de prendre quelques photos des paysages de bush, 




Et d'observer quelques bestioles,











Plus ou moins naturelles... 




Et de finalement me me prendre dans une toile d'araignée, pour finir nez à nez avec la propriétaire, pas ravie ravie...