dimanche 27 avril 2008

De retour des PO

Après un passage express et inopiné à Banyuls puis Perpignan cette semaine (qui m’a permis de revoir les potes, d’avoir des news de RadioLabo, et de prendre 3 Kg dans les différents restos de la région, mais que c’était bien sympa), je suis rentrée à Rebreuve jeudi soir (tard : 1h15 de retard, merci la SNCF), pour retrouver : un Bastien que je n’avais pas trop vu depuis deux semaines, puisque la semaine précédente, il était à Lille pour son master maitre du web, et… un frigo vide. Du genre qu’on voit au travers…

Or, le samedi, comme on allait manger à Villeneuve avec la family, on passait devant Faches -Thumesnil.

Vous allez me dire : Faches Thumesnil, mais encore ??

Et ben Faches-Thumesnil, c’est l’un des endroits où il y a un Auchan drive ! Et ouais, on a fait nos courses un samedi midi, sans se taper le parking bondé, les embouteillages de caddy, les bousculades dans les rayons, les mômes qui braillent et la queue aux caisses ! C’est y pas eunbeulivébeule, ça ? Je sens que rien que pour ça, Joachim est déjà prêt à déménager dans le Nord - Pas de Calais !! Ben oui, paske des Auch*n drive, y’en a 4, mais tous dans le Nord !!

Bon, en vrai, ça prend quand même un peu de temps de remplir son caddy virtuel sur le site internet… Pas non plus super facile de récupérer des infos aussi capitales que « est ce qu’il y a du poivron dans cette sauce pour pâtes ? » (oui, oui, je suis toujours allergique au poivron, ça n’a pas changé), ou « c’est lesquelles, les compotes sans sucre ajouté ?». Et puis, comme de par hasard, y’a trois fois plus de produits Auch*n que de produits d’autres marques. En même temps, moi, ça me va bien, donc c’était pas très grave…

Quand on a fini de remplir son caddy virtuel, le site indique le montant pas du tout virtuel des courses qu’on va devoir aller chercher, dans une tranche horaire d’une demi heure, au bagasin.

Arrivé sur place, on paye à la borne, un gentil monsieur met toutes les courses déjà emballées dans des sacs plastiques et triées par rayon (donc tout ce qui va au frigo est dans le même sac) dans le coffre de ma tuture.

Bilan : (oh, une liste, on se croirait chez Mel)

- j’ai passé du temps devant mon écran plutôt que dans le bagasin un samedi.

- j’ai pas fait la queue

- je ne suis pas passée dans des tas de rayons où j’aurais pu acheter plein de trucs aussi inutiles qu’indispensables sur le coup (oh ! regarde, la foire à un euro ! Ben oui, on en avait pas encore, un distributeur de mouchoirs qui chante « au clair de la lune » à chaque fois que j’éternue !!)

- j’ai pas porté les packs de lait et autres jus d’orange depuis le rayon jusque mon caddy, puis depuis mon caddy sur le tapis roulant puis depuis le tapis roulant vers re-le caddy (mais attention, à l’envers, parce que les oeufs, sous le pack de lait, ils aiment pas bien) et depuis le caddy jusqu’à mon coffre. Et là, mon pauv’ disque intervertébral L5-S1* tout pourri dit MERCI monsieur Auch*n drive qui se pète le dos à ma place !!

Bref, bilan plutôt super positif, sauf pour des trucs vraiment spécifiques comme MON shampoing à moi que je peux absolument pas en prendre un autre (que celui qui a déjà essayé de démêler mes 3 km de cheveux me jette le premier flacon de shampoing Auch*an !).

Au final : une seule question : à quand un drive à Rebreuve-Ranchicourt ???? (bon, OK, allez, on est prêt à aller jusqu’à Liévin ou Béthune !)


*Non, je ne suis pas en train de vous parler d’un improbable groupe de « musique » sélectionné par M6, mais bien d’une partie de l’articulation entre le dos et le bassin, que j’ai malencontreusement bousillée il y a 2 ans en portant des bouteilles de plongée, et qui me fait savoir tous les jours depuis que j’aurais vraiment mieux fait de rester couchée ce jour là.

dimanche 6 avril 2008

Moorea

Qu’on se rassure !

Je n’ai pas été engloutie par un requin baleine qui m’aurait prise pour du plancton (comme le canari : un plancton, mais un gros !!). Non non non. C’est même plutôt l’inverse : j’ai été prise par une baleine par un rémora un peu collant (mais bon, c’est assez classique, vu la vitesse à laquelle je me déplace en comptant les coraux, ces p’tites bêtes ont largement le temps de s’incruster). Mais bon, cette fois, je suis encore entière et ai réussi à finir une mission sans rien me casser ni me faire manger !!

La photo de rémora vient de fishbase.


Bon, c’est vrai, j’aurais pu donner des nouvelles un peu plus tôt, mais bon, la mission a été rapide (même pas 3 semaines), et du coup, j’ai pas eu trop de temps pour vous raconter.
Alors, la vie au CRIOBE (Centre de Recherche et OBservatoire de l’Environnement), c’est :

Des plongées.

Beaucoup de plongées.

Où je compte les coraux par genre et classe de taille (petits, moyens, grands) dans des rectangles de 1 m x 10 m. Pour cela, j’ai du matériel high-tech : des piquets en ferraille plantés dans le substrat et espacés d’un peu plus de 10 m. Une corde de 10 m de long avec des marques au feutre tous les mètres. Des bouts de chambre à air aux extrémités de la corde pour l’accrocher aux piquets (et oui, je suis pas la petite fille de mon grand père pour rien !). Et un arceau d’un mètre de large, avec une encoche au milieu pour le fixer à la corde tendue entre les piquets.










Donc j’avance avec mon arceau le long de la corde (on dit transect pour faire genre, on est des scientifiques, mais bon, c’est quand même rien d’autre qu’un bout de ficelle), et je fais un trait sur ma plaquette pour chaque colonie que je rencontre.
A la fin de la plongée, ça donne ça :

Un autre truc qu’on fait souvent, aussi au CRIOBE, c’est tomber en panne. De bateau, le plus souvent, mais on peut aussi tomber en panne de voiture. Ben oui, les moteurs sont pas terribles, du coup, les plongées prennent souvent encore plus de temps que prévu.


Sinon, quand on plonge pas, on travaille, dans la nouvelle salle info du CRIOBE, climatisée, avec de vrais bureaux, de vraies chaises, et l’internet en wifi. Ceux qui ont connu le CRIOBE avant les travaux verront les progrès :

Bon, OK, là la salle est vide, mais j’ai pris la photo à l’arrache, dimanche soir avant de prendre l’avion, donc forcément, c’est pas bondé bondé, non plus…



Et puis on fait la cuisine, chacun son tour, par binôme. Et même des fois des mousses au chocolat :

Et quand on a fini tout ça, et qu’on sait plus quoi faire, on fait des trous dans les murs :

Bon, là c’était quand on était encore optimistes, genre pas de problème, on va percer ce mur en béton avec une visseuse ! Bon ben en fait, non. Il a fallu sortir la grosse artillerie de perceuse à percussion (bon, oui, il nous a un peu fallu 10 minutes pour trouver la fonction percussion, mais on y est arrivées, et maintenant, y’a une belle étagère au dessus de la niche de Naya).

Et le dimanche après midi, juste avant de prendre l’avion pour Papeete d’où je décollais le lendemain, on s’est fait une petite session plage, histoire de se rappeler que, quand même, on est en Polynésie !!