dimanche 6 avril 2008

Moorea

Qu’on se rassure !

Je n’ai pas été engloutie par un requin baleine qui m’aurait prise pour du plancton (comme le canari : un plancton, mais un gros !!). Non non non. C’est même plutôt l’inverse : j’ai été prise par une baleine par un rémora un peu collant (mais bon, c’est assez classique, vu la vitesse à laquelle je me déplace en comptant les coraux, ces p’tites bêtes ont largement le temps de s’incruster). Mais bon, cette fois, je suis encore entière et ai réussi à finir une mission sans rien me casser ni me faire manger !!

La photo de rémora vient de fishbase.


Bon, c’est vrai, j’aurais pu donner des nouvelles un peu plus tôt, mais bon, la mission a été rapide (même pas 3 semaines), et du coup, j’ai pas eu trop de temps pour vous raconter.
Alors, la vie au CRIOBE (Centre de Recherche et OBservatoire de l’Environnement), c’est :

Des plongées.

Beaucoup de plongées.

Où je compte les coraux par genre et classe de taille (petits, moyens, grands) dans des rectangles de 1 m x 10 m. Pour cela, j’ai du matériel high-tech : des piquets en ferraille plantés dans le substrat et espacés d’un peu plus de 10 m. Une corde de 10 m de long avec des marques au feutre tous les mètres. Des bouts de chambre à air aux extrémités de la corde pour l’accrocher aux piquets (et oui, je suis pas la petite fille de mon grand père pour rien !). Et un arceau d’un mètre de large, avec une encoche au milieu pour le fixer à la corde tendue entre les piquets.










Donc j’avance avec mon arceau le long de la corde (on dit transect pour faire genre, on est des scientifiques, mais bon, c’est quand même rien d’autre qu’un bout de ficelle), et je fais un trait sur ma plaquette pour chaque colonie que je rencontre.
A la fin de la plongée, ça donne ça :

Un autre truc qu’on fait souvent, aussi au CRIOBE, c’est tomber en panne. De bateau, le plus souvent, mais on peut aussi tomber en panne de voiture. Ben oui, les moteurs sont pas terribles, du coup, les plongées prennent souvent encore plus de temps que prévu.


Sinon, quand on plonge pas, on travaille, dans la nouvelle salle info du CRIOBE, climatisée, avec de vrais bureaux, de vraies chaises, et l’internet en wifi. Ceux qui ont connu le CRIOBE avant les travaux verront les progrès :

Bon, OK, là la salle est vide, mais j’ai pris la photo à l’arrache, dimanche soir avant de prendre l’avion, donc forcément, c’est pas bondé bondé, non plus…



Et puis on fait la cuisine, chacun son tour, par binôme. Et même des fois des mousses au chocolat :

Et quand on a fini tout ça, et qu’on sait plus quoi faire, on fait des trous dans les murs :

Bon, là c’était quand on était encore optimistes, genre pas de problème, on va percer ce mur en béton avec une visseuse ! Bon ben en fait, non. Il a fallu sortir la grosse artillerie de perceuse à percussion (bon, oui, il nous a un peu fallu 10 minutes pour trouver la fonction percussion, mais on y est arrivées, et maintenant, y’a une belle étagère au dessus de la niche de Naya).

Et le dimanche après midi, juste avant de prendre l’avion pour Papeete d’où je décollais le lendemain, on s’est fait une petite session plage, histoire de se rappeler que, quand même, on est en Polynésie !!

3 commentaires:

Titouns a dit…

youhou! ça fait plaisir de te lire!
bisous

Mél a dit…

cool des news !!
plein de bbco lu !!!
on se tél un de ces jours ?

Titouns a dit…

je suis à rebreuve là, enfin houdain, tu es à l'autre bout de quelle planète en ce moment? histoire de passer faire un bisou si tu es là