Quand on a visité la maison, l’un des gros points noirs qui nous avait fait hésiter était la cuisine… Et pour cause. Certes, il y avait des placards, ce qui n’était pas le cas dans la plupart des autres maisons que l’on avait vues. Mais bon, des placards, d’un style un peu… vieillots dirons-nous. En bois brut, n’ayant jamais vu un pinceau de près, et donc pas exactement très propres. Et avec des portes toutes orientées dans le même sens…
Quant au bas, c’était pire… un beige sale, entièrement moucheté à la main avec de la crasse par les précédents occupants (à vue de nez, je dirais bien ceux des 3 dernières décennies).
Du coup, ce n’était pas possible que ça reste comme ça, et j’ai donc profité des vacances de Noël pour retaper cette fameuse cuisine. De toute façon, Bastien n’ayant pas de vacances, on pouvait pas aller se balader, alors autant que je mette à profit ces quelques jours de libre. Et après une phase un peu… intermédiaire et pleine de (mauvaises) surprises…
Voici le résultat. Bon, ce n’est pas franchement parfait : certaines vis ont absolument refusé de sortir de leurs portes adorées, j’ai du en scier d’autres, et je n’ai pas réussi à retourner la moitié des portes du haut comme j’en avais l’intention au départ. Vu le bricolage que c’est, il aurait fallu que je démonte les meubles, et ça c’était hors de question. Mais ça a déjà une autre allure.
Surtout avec les jolis boutons de porte envoyés par ma Maman…
Et pendant que je peignais les portes, je me suis souvenue d’une anecdote. Je devais avoir une petite dizaine d’année, et un jour que je râlais et bougonnais tant que je pouvais au prétexte que mon Popa m’avait demandé de l’aider à repeindre les meubles de la cuisine, il m’a dit « mais tu seras contente de savoir le faire quand tu seras grande ». Bien sur, à l’époque ça ne m’avait pas convaincue. Pour quelle obscure raison serais-je un jour contente de savoir faire un truc que je n’aimais pas du tout faire ??
Et bien quelques 20 ans plus tard, en fait, si, je suis contente de savoir faire ce genre de choses toute seule. De ne pas avoir peur d’utiliser une perceuse ou une ponceuse ni de me lancer dans un chantier, et de savoir que même si j’en bave un peu quand même en route, je vais y arriver.
Comme quoi, on devrait toujours écouter son Popa chéri…



































