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lundi 16 juillet 2012

ICRS - passage express en Australie

La semaine dernière , j'ai terminé l'année (oui, je suis prof, je parle en années universitaires) en beauté par un congrès sur les récifs coralliens, à Cairns, en Australie. Même qu'on en a parlé dans la presse en France (ici) L'occasion de se remémorer des souvenirs (), de présenter mes travaux, et de revoir les potes avec qui je bossais au Centre of Excellence (le labo australien), mais aussi les Français de France, d'outre mer, d'ailleurs, les autres, croisés au gré des voyages et des missions, ceux dont j'avais un peu perdu la trace... Bref, une semaine bien éprouvante, mais intéressante à de nombreux égards...

rhô, ça fait sérieux, n'est il pas ?














L'occasion aussi de se balader un peu au jardin botanique le dimanche précédent le début du congrès, histoire de se remettre du décalage horaire...











vendredi 9 mars 2012

Lettre à mon chat

C'est vrai, tu habitais cette maison avant moi, et il est donc tout à fait légitime que tu protestes contre le fait que je t'en interdise l'accès au prétexte fallacieux que ta présence transforme mon nez en fontaine que les chutes du Niagara à côté c'est de la gnognote, et me file les yeux de Bart Simpson au réveil.
Certes, je comprends que tu fasses preuve d'inventivité pour t'incruster dans ce que tu considères comme ton home sweet home, présentement occupé par des squatteurs sans scrupules.

Mais. Je t'assure, tu n'es pas discret quand : 
- tu fais semblant d'être un bibelot en t'installant sur l'étagère entre les bouquins ;
- tu miaules alors que je suis sous la douche
- tu t'écrases sur le tapis de bain version "je suis une carpette" quand j'ouvre le rideau de douche en te demandant d'un air courroucé ce que tu fais là ;
- tu te planques sous le meuble de la salle de bains : je te vois, il y a au mois 40 cm entre le bas du meuble et le sol ;
- tu laisse des tonnes de poils blancs sur le fauteuil noir du bureau de Bastien après une sieste clandestine ; 
- tu nous gratifie d'une souris crevée dans la chambre à coucher. 


Alors je te le répète pour la millième fois : Non, le chat, TU N'AS PAS LE DROIT DE RENTRER DANS LA MAISON !! Même pour nous offrir une souris morte.

vendredi 20 mai 2011

C'est le printemps...

Certes, mais si il pouvait rester dehors, le printemps, avec ses essaimages de fourmis àzailes, ça m'arrangerait personnellement...


samedi 12 février 2011

Samedi typique du Queensland

Ca y est, je suis bien arrivée en Australie. Et effectivement, le cyclone Yassi a fait du dégât parmi les arbres, mais finalement assez peu sur les maisons. Je redécouvre la vie sous les tropiques australiens... les tongs, les pluies torrentielles (mais heureusement assez courtes en ce moment) de la saison humide, le "small talk" avec des inconnus, à la caisse, dans le parking d'un supermarché, la conduite à gauche, aussi...
Et ce midi, on a fait une activité typiquement australienne : un barbecue le long de la rivière avec Loic et Cecilia...

 



 

L'occasion d'observer à nouveau des kookaburra, d'abord assez sages...



puis drolement intéressés par nos assiettes...



Bref, un après midi typique du Queensland.

dimanche 3 octobre 2010

Ravenswood

Le weekend dernier, on s'est fait une dernière virée outback australien, à Ravneswood, une mine d'or encore en activité. Dépaysement
garanti !

Avec les émeus sur la route : 


Une impression de revenir 100 ans en arrière: 







Et la visite d'un vieux cottage de mineurs, avec les fameux dunnies, typiques de l'outback : 




samedi 28 août 2010

Uluru, Kata Tjuta et Kings Canyon

La suite de notre périple avec les zigottos à l'Ouest...
Après avoir afronté les crocodiles, cassowaries et autres animaux bizarres (sous la pluie, hum...), nous nous sommes envolés pour Uluru, aussi appelé Ayer's Rock, un gros caillou au milieu du désert Australien.

On s'est dit là, au moins, pas de risque de pluie, il peut se passer 6 ans sans une averse, alors bon... ce serait quand même pas de bol !
 
Mais encore une fois, c'était sous-estimer notre cher petit nuage ! Puisque nous sommes bel et bien arrivés sous la pluie, qui nous a accompagnés à peu près la moitié du temps (et il est vraiment fort ce petit nuage, puisqu'il réussissait à la perfection à détecter l'heure des pic-nics !) :


Et en plus, ça caille, du coup !




Mais bon, pluie ou pas pluie, les paysages sont vraiment extraordinaires, aMAzing, comme disent les Australiens, et nous font oublier le mauvais temps.
On a beau avoir vu des tonnes de photos, on est scotché par la taille du rocher, les couleurs changeantes, le rouge du sol... 


















hop, une petite photo "j'y étais"...




Puis, direction Kings Canyon, où il pleuvait des cordes, ce qui nous a un peu déprimés quand même, mais bon, on est pas des lopettes (de base), alors on est quand même partis se balader dans les paysages grandioses du canyon...
ce qui nous a donné un avant goût de ce que serait le jour suivant, avec du SOLEIL !! 


 De quoi profiter de la journée, et de marcher en haut de ce plateau aux découpes irréelles. Un peu plus de 7km, qu'Eliott s'est enquillés sans broncher, et sans même recours au fameux petits pimousses (mon carburant perso, quand, enfant, il fallait marcher un peu avec mes parents...)



Le paradis pour les photographes en goguette... 


des couleurs et des contrastes incroyables, des formes graphiques en veux tu en voilà...  















c'en était presque frustrant, rien à faire, juste à appuyer sur le bouton et le paysage a fait le reste !


Des images plein la tête, c'est à regret qu'on est remontés dans la voiture pour faire les 3 h de routes qui nous séparaient d'Alice Springs, où on reprenait l'avion le lendemain, nous pour Townsville, Mel, Yann & Eliott pour la suite de leur aventure Australienne...


On avait donc roulé depuis au moins 2 heures quand on s'est arrêtés dans une station service perdue au milieu de nulle part, juste avant 19h, histoire de ne pas tomber en rade d'essence. Et c'est là que j'ai demandé à la dame combien de temps on mettrait pour arriver à Alice. Dame qui m'a répondu d'un air détaché "oh, 3h, 3h30". QUOI ?? WTF? Trois heures trente de route ??? Avec la trouille de manger un kangourou avec la voiture de loc super chère qu'on est pas assurés de nuit contre les kangourous ??? 
Ben ouais, elle avait raison, la dame... Et on a fini la route un peu cripsés (enfin, moi surtout, parce que bon, pour cripser Bastien...) pour finalement arriver entiers à destination, vers 22h. 
Ah on pourra pas dire qu'on a pas profité au maximum de cette journée.


Puis ça a été le temps de se dire au revoir, à bientôt en France, un peu tristes de voir déjà les vacances se terminer.

Mais Lucie, c'est quoi, en vrai, ton métier ?

... A part te balader dans les 4 coins du Pacifique ??
Pour avoir une idée, cet article de Tahiti Press: 
le lien est ici.

Une étude scientifique analyse, en Polynésie française, l'enfance difficile des coraux

le 27 août 2010 à 15:22  | source: Tahitipresse  | Pas de commentaire

 

Les jeunes coraux subissent de lourdes pertes lors de leur installation sur les récifs coralliens, ce qui rend la complexité des récifs matures d'autant plus remarquable. De récentes recherches menées par des scientifiques français et australiens en Polynésie française s'intéressent à leur enfance difficile et dangereuse.

Une équipe du Centre de Recherches Insulaires et Observatoire de l'Environnement (CRIOBE) de Moorea et du Centre d'Excellence sur les Récifs Coralliens (CoERS) de l'Université James Cook en Australie a étudié la mortalité des minuscules bébés coraux (aussi appelés recrues) de Polynésie française,  dans le but de mieux comprendre comment les récifs coralliens se régénèrent et peuvent récupérer des multiples perturbations auxquelles ils font face.

Un article de l'équipe, intitulé "La mortalité post-fixation précoce et la structure des assemblages de coraux", par Lucie Penin, François Michonneau, Andrew H. Baird, Sean R. Connolly, Morgan S. Pratchett, Mohsen Kayal et Mehdi Adjeroud, a paru le 3 juin dans le journal international "Marine Ecology Progress Series". On en trouvera ci-dessous une traduction vulgarisée, transmise par le CRIOBE.



Plus de 20% de mortalité en seulement 4 mois



"La première chose que nous avons remarquée est que le type et la quantité de recrues arrivant à un endroit donné ne reflète absolument pas les communautés adultes en place", explique le Dr Lucie Penin, qui travaille à la fois au CRIOBE et à l'université James Cook. "A l'inverse, ce qui arrive aux bébés coraux au début de leur vie sur les récifs et jusqu'à l'âge de 4 ou 5 ans, quand ils commencent à se reproduire, influence très fortement les types de coraux qui dominent les récifs coralliens".

L'équipe a attendu que les minuscules bébés coraux s'installent sur la face inférieure de plaques de terre cuite fixées sur le récif avant de retourner la moitié de ces plaques, livrant ainsi les recrues aux prédateurs. "Environ la moitié des recrues installés sur les plaques de terre cuite sont mortes ou ont subi la prédation par les poissons en seulement sept jours", explique Lucie Penin. "Et parmi les juvéniles, âgés de 1 à 4 ans environ, nous avons observé plus de 20% de mortalité en seulement 4 mois".

Cette étude suggère que seulement 10% environ des bébés coraux survivraient jusqu'à l'âge adulte.


Les conditions environnementales déterminantes


Les conditions environnementales sont littéralement une question de vie ou de mort pour les jeunes coraux. La qualité de l'eau, le nombre et l'activité des poissons herbivores, le climat et la température de l'eau sont autant de facteurs déterminant quels seront les survivants qui seront capables de bâtir le récif.

Nombre des minuscules recrues subissent la prédation accidentelle des poissons perroquets, qui se nourrissent en raclant les algues présentes sur les récifs, et broutent ainsi des recrues de coraux par accident.
"Les poissons perroquets ont deux effets sur les recrues de coraux : d'un côté, ils avalent certaines d'entre elles en se nourrissant des algues, mais d'un autre côté ils contrôlent le développement de ces algues, qui sont les pires ennemis des jeunes coraux. Au final, leur action est donc bénéfique pour le développement des récifs, malgré les dégâts collatéraux infligés aux recrues".

En effet, la compétition avec les algues est une menace directe pour les jeunes coraux, car elles utilisent une véritable guerre chimique pour gagner la compétition, et piègent dans leurs filaments une quantité importante de sédiments, qui ensablent les recrues.

Au stade juvénile, c'est-à-dire entre 1 et 4 ou 5 ans environ, l'équipe a démontré que les coraux sont attaqués par les poissons papillons corallivores. Mais si les adultes résistent généralement bien aux assauts de ces poissons, il n'en n'est pas de même pour les juvéniles, que leur petite taille (moins de 5 cm de diamètre) rend plus vulnérables.


Une période critique pour le renouvellement des récifs


Les chercheurs disent que les récifs coralliens sont sous la menace d'une combinaison de facteurs incluant les changements climatiques et le blanchissement corallien, les maladies, la surpêche, et les pollutions issues des terres en amont des récifs. Mieux comprendre ce qui se passe au cours de l'enseme du cycle de vie des coraux est particulièrement important pour mieux gérer nos récifs coralliens, dans ce contexte de perturbations accrues.

Nous comprenons grâce à cette étude que les semaines et les mois suivant l'installation des coraux sur les récifs coralliens sont une période critique pour le renouvellement des récifs, et que les conditions environnementales locales déterminent en grande partie quels sont les coraux qui survivent à cette enfance difficile. Cela souligne la nécessité de maintenir de bonnes conditions environnementales pour ne pas alourdir encore le bilan des jeunes années des coraux, en particulier dans les récifs ayant été déjà endommagés, et qui ont besoin de ces jeunes générations pour se renouveler.





vendredi 6 août 2010

Les zigottos à l'ouest à Townsville

Attention, lecteur, me voilà qui spoile la feuille de Mel... pour raconter l'arrivée des zigottos à l'ouest au pays des kangourous. 
Après quelques 36h de voyages (ça se mérite, l'Australie), la première étape était donc Townsville et les environs. 
Et pour commencer, le Billabong Sanctuary, une sorte de zoo où on peut observer les animaux d'Australie en semi-liberté. De quoi réviser un peu la faune australienne, donc : 












Avant d'appliquer ces révisions sur le terrain, à Magnetic Island, qui est un peu notre home island, maintenant, et qui va bien nous manquer au retour en France !








Le temps de faire quelques chateaux de sable avec Bastien qui se prend pour Vauban


 (On se demande qui, du grand ou du petit s'amuse le plus)





Et il est déjà le temps de rentrer...