Affichage des articles dont le libellé est Polynésie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Polynésie. Afficher tous les articles

mardi 26 juillet 2011

And the winner is...

 image google est mon ami

La Réunion !!
Et oui, fin du suspense de "où est ce qu'on va habiter dans... un mois" (!!)
Après le grand jeu concours national des postes de chercheur et enseignant-chercheur, j'ai finalement décroché le lot "La Réunion". Je décolle donc pour l'île le 25 août !!
Ca a été riche de rebondissements, j'étais pas du tout bien classée sur ce concours, et je pensais avoir beaucoup plus de chances à l'IRD, et finalement les mieux classés du concours pour l'Université de La Réunion se sont désistés ou ont oublié de valider leur choix sur le serveur du ministère, et j'ai été re-collée sur liste d'attente à l'IRD (pour la deuxième année consécutive, call me Poulidor de l'IRD !).
Bref, j'étais en mission au CRIOBE au début du mois de juillet, quand je reçois un mail qui dit "suite à votre affectation à l'Université de La Réunion, veuillez prendre contact avec le département de biologie". 
La première réaction a été WTF ?? (quoi le baise, comme disent les Englishes...) C'est quoi c'te blague ??
Puis j'ai reçu un mail du directeur du labo de là bas, qui m'expliquait que comme les autres s'étaient désistés ou avaient lamentablement oublié été dans l'impossibilité de se connecter sur le serveur du ministère, si je le voulais toujours, le poste était pour moi. Mais que d'ailleurs, ce serait bien que je donne ma réponse super vite, parce que 1) j'étais la dernière des candidats classés, ce qui en clair veut dire que si je ne prenais pas le poste, il leur restait genre 2 semaines pour organiser un nouveau concours et que 2) celui qui n'avait pas saisi ses voeux dans Galaxie avait déjà écrit au président de l'Université pour demander un recours... 
Ce à quoi j'ai gentiment répondu "t'es sympa, mais là c'est pas du tout ce que j'avais prévu, va p'têt falloir quand même que j'en parle à mon amoureux, et de toutes façons, j'attends les résultats de l'IRD, pour pouvoir choisir au cas où". Bon, j'ai pas vraiment écrit ça... Mais c'était un peu l'idée (à part que j'ai honteusement oublié de mentionner l'IRD, pas trop envie de me retrouver dans une équipe où tout le monde croit que je préférais aller ailleurs - déjà que j'étais pas exactement la candidate qu'ils avaient choisie, alors, bon, bonjour l'ambiance).
J'ai donc appelé Bastien un peu en urgence genre "au fait, mon amour, si on déménageait à La Réunion, ce serait fun, non ?"  Bon, en même temps c'est pas non plus comme si on n'en avait jamais parlé, mais quand même, on était passés à autre chose au vu des résultats initiaux.
Et 3 jours plus tard quand les résultats de l'IRD sont tombés, j'ai accepté le poste. 
Sauf qu'il me restait un petit concours de derrière les fagots à passer pour un poste sur Perpi. Un poste de maître de conférences de l'EPHE avec chaire d'excellence du CNRS. Aussi appelé poste de super-Maitre-de-conf (en fait, je dirais plutôt super poste de maitre de conf, parce que en gros tu fais 3 fois moins d'enseignement, t'es mieux payé, et en plus t'as des sous pour te payer des esclaves thésards et payer ta recherche). Autant dire le genre de poste avec un poil de compétition, et pas trop destiné à un chercheur "junior" comme moi. 
Mais bon, je suis quand même allée à Paris, histoire de repasser voir mes cousins en plastique à Pantin, et faire des claquettes à une audition, ça me manquait tiens. Ca et le RER B en panne, of course. Même si je savais que j'avais à peu près autant de chances d'avoir ce poste que de gagner au loto, après ce qui s'était passé pour l'autre poste, j'étais un peu en mode Jean-Claude Dusse "on sait jamais, sur un malentendu, ça peut marcher". 
Et je n'ai pas été classée. Donc depuis le 15 juillet, on SAIT ! On part à La Réunion.
Nouvelle aventure, nouvel océan, nouveau boulot, nouveau tout, quoi !! Je suis à la fois super excitée par ce nouveau départ (oui, j'avais pas mis, encore, ça, départ), et en même temps un peu angoissée à l'idée d'avoir à gérer autant de nouveauté d'un coup. 
Parce que là, ça rigole plus, c'est un vrai poste de maître de conférences avec de vrais morceaux d'enseignement dedans (200h par an, à la louche) et pas juste "parfum enseignement" comme j'avais fait par le passé, où je culminais à 20h par an les bonnes années. Ah, et puis, je vous ai pas dit, mais la rentrée, c'est le 16 août !! Ça aussi c'est la bonne blague... Mais bon, comme mon contrat ne démarre que le 1er septembre, et que les billets d'avion étaient juste hors de prix avant la rentrée, je ne pars "que" le 25. 
Enfin voilà, nous revoilà partis dans les dilemmes cornéliens de "quand est ce que tu peux partir ?", "qu'est ce qu'on emmène qu'est ce qu'on vend/donne ?" et autres joyeusetés du style "où est ce qu'on va habiter", "combien on peut mettre dans un loyer", ect... 
C'est vrai, ça faisait longtemps... j'aurai quand même passé 10 mois à Pollestres !!
Bref, tout ce maelström de changement de vie me fait un peu peur, mais en même temps, je suis vraiment super contente d'avoir un poste, une vision un peu sur le long terme (c'est un vrai poste, donc je peux rester là bas aussi longtemps que je veux), et quelque part aussi de commencer quelque chose de nouveau, même si c'est sur que la Polynésie et le labo de Perpi vont me manquer. 
Enfin voilà, de bonnes nouvelles, tout ça, en fait ! Et puis justement, vous ne saviez pas où aller pour les vacances 2012 !!




dimanche 19 septembre 2010

samedi 28 août 2010

Mais Lucie, c'est quoi, en vrai, ton métier ?

... A part te balader dans les 4 coins du Pacifique ??
Pour avoir une idée, cet article de Tahiti Press: 
le lien est ici.

Une étude scientifique analyse, en Polynésie française, l'enfance difficile des coraux

le 27 août 2010 à 15:22  | source: Tahitipresse  | Pas de commentaire

 

Les jeunes coraux subissent de lourdes pertes lors de leur installation sur les récifs coralliens, ce qui rend la complexité des récifs matures d'autant plus remarquable. De récentes recherches menées par des scientifiques français et australiens en Polynésie française s'intéressent à leur enfance difficile et dangereuse.

Une équipe du Centre de Recherches Insulaires et Observatoire de l'Environnement (CRIOBE) de Moorea et du Centre d'Excellence sur les Récifs Coralliens (CoERS) de l'Université James Cook en Australie a étudié la mortalité des minuscules bébés coraux (aussi appelés recrues) de Polynésie française,  dans le but de mieux comprendre comment les récifs coralliens se régénèrent et peuvent récupérer des multiples perturbations auxquelles ils font face.

Un article de l'équipe, intitulé "La mortalité post-fixation précoce et la structure des assemblages de coraux", par Lucie Penin, François Michonneau, Andrew H. Baird, Sean R. Connolly, Morgan S. Pratchett, Mohsen Kayal et Mehdi Adjeroud, a paru le 3 juin dans le journal international "Marine Ecology Progress Series". On en trouvera ci-dessous une traduction vulgarisée, transmise par le CRIOBE.



Plus de 20% de mortalité en seulement 4 mois



"La première chose que nous avons remarquée est que le type et la quantité de recrues arrivant à un endroit donné ne reflète absolument pas les communautés adultes en place", explique le Dr Lucie Penin, qui travaille à la fois au CRIOBE et à l'université James Cook. "A l'inverse, ce qui arrive aux bébés coraux au début de leur vie sur les récifs et jusqu'à l'âge de 4 ou 5 ans, quand ils commencent à se reproduire, influence très fortement les types de coraux qui dominent les récifs coralliens".

L'équipe a attendu que les minuscules bébés coraux s'installent sur la face inférieure de plaques de terre cuite fixées sur le récif avant de retourner la moitié de ces plaques, livrant ainsi les recrues aux prédateurs. "Environ la moitié des recrues installés sur les plaques de terre cuite sont mortes ou ont subi la prédation par les poissons en seulement sept jours", explique Lucie Penin. "Et parmi les juvéniles, âgés de 1 à 4 ans environ, nous avons observé plus de 20% de mortalité en seulement 4 mois".

Cette étude suggère que seulement 10% environ des bébés coraux survivraient jusqu'à l'âge adulte.


Les conditions environnementales déterminantes


Les conditions environnementales sont littéralement une question de vie ou de mort pour les jeunes coraux. La qualité de l'eau, le nombre et l'activité des poissons herbivores, le climat et la température de l'eau sont autant de facteurs déterminant quels seront les survivants qui seront capables de bâtir le récif.

Nombre des minuscules recrues subissent la prédation accidentelle des poissons perroquets, qui se nourrissent en raclant les algues présentes sur les récifs, et broutent ainsi des recrues de coraux par accident.
"Les poissons perroquets ont deux effets sur les recrues de coraux : d'un côté, ils avalent certaines d'entre elles en se nourrissant des algues, mais d'un autre côté ils contrôlent le développement de ces algues, qui sont les pires ennemis des jeunes coraux. Au final, leur action est donc bénéfique pour le développement des récifs, malgré les dégâts collatéraux infligés aux recrues".

En effet, la compétition avec les algues est une menace directe pour les jeunes coraux, car elles utilisent une véritable guerre chimique pour gagner la compétition, et piègent dans leurs filaments une quantité importante de sédiments, qui ensablent les recrues.

Au stade juvénile, c'est-à-dire entre 1 et 4 ou 5 ans environ, l'équipe a démontré que les coraux sont attaqués par les poissons papillons corallivores. Mais si les adultes résistent généralement bien aux assauts de ces poissons, il n'en n'est pas de même pour les juvéniles, que leur petite taille (moins de 5 cm de diamètre) rend plus vulnérables.


Une période critique pour le renouvellement des récifs


Les chercheurs disent que les récifs coralliens sont sous la menace d'une combinaison de facteurs incluant les changements climatiques et le blanchissement corallien, les maladies, la surpêche, et les pollutions issues des terres en amont des récifs. Mieux comprendre ce qui se passe au cours de l'enseme du cycle de vie des coraux est particulièrement important pour mieux gérer nos récifs coralliens, dans ce contexte de perturbations accrues.

Nous comprenons grâce à cette étude que les semaines et les mois suivant l'installation des coraux sur les récifs coralliens sont une période critique pour le renouvellement des récifs, et que les conditions environnementales locales déterminent en grande partie quels sont les coraux qui survivent à cette enfance difficile. Cela souligne la nécessité de maintenir de bonnes conditions environnementales pour ne pas alourdir encore le bilan des jeunes années des coraux, en particulier dans les récifs ayant été déjà endommagés, et qui ont besoin de ces jeunes générations pour se renouveler.





vendredi 6 août 2010

La suite au prochain épisode

Bon, je sais, je suis super en retard en ce qui concerne ce blog... Mais il va falloir être encore un peu patient... Promis, je vous raconterai les vacances dans le Far North Queensland et l'Australie centrale dès mon retour de Lizard Island, où je vais encore une fois compter les bébés coraux.
Avec un peu de chance, j'aurai le temps là bas de trier les quelques milliers (oui oui, milliers !) de photos qu'on a prises.
Le programme pour la suite, c'est 15 jours à Moorea en septembre, puis départ d'Australie le 09 octobre et retour pour un an à Perpignan. Et ensuite ? Ben on verra !

samedi 3 avril 2010

changements de programme...

Y'avait le plan : 
Polynésie du 13 mars au 02 avril, Nouvelle Calédonie du 17 avril au 2 mai, puis un passage en France fin mai pour aller passer une audition pour un poste à l'IRD. 

Et dès le début, ça a merdé. 

Mais bien. Dans les grandes largeurs.

Ça a commencé le 13 mars, donc. Où j'ai pris l'avion pour Tahiti via Brisbane et Auckland (en Nouvelle Zélande). Arrivée à Brisbane, je me pointe à l'enregistrement, et là, la dame me fait remarquer qu'un coin de la photo de mon passeport est détaché. En fait, le plastique était fissuré à l'endroit où la photo a été collée. Et du coup, elle appelle son chef, qui me dit que non, je ne peux pas monter dans l'avion avec un passeport dans cet état. Entre temps, le truc passe de mains en mains, et est de plus en plus plié. A la fin, ça ressemble vraiment plus à rien. 
J'ai eu beau argumenter que si j'avais falsifié mon passeport, je n'aurais pas laissé un coin détaché, et que de toute façon je vais en France, où je pourrai le faire refaire, pas moyen, puisque je passe par la Nouvelle Zélande, c'est niet. 
J'ai arrêté d'argumenter quand le gars m'a dit qu'en théorie, il devrait me signaler aux services de l'immigration, parce que bon, comme mon passeport n'est plus valide, mon visa non plus...
S'en sont suivis deux heures avec le gars de l'agence de voyage pour modifier mon billet, et me trouver un moyen de rentrer chez moi, vu qu'on était samedi et que le consulat et l'ambassade étaient fermés.
Bilan de la journée : je me suis levée à l'aube, j'ai fait 3000 bornes en avion, pour me retrouver à 21h à... Townsville, le point de départ, claquée, et un tout petit peu stressée. Su-per !

Le lundi, j'ai finalement pu avoir quelqu'un au consulat, qui m'a dit qu'on pouvait me faire un passeport temporaire en urgence, à condition que je passe par Sydney pour que l'on puisse y prendre mes empreintes digitales. Question distance par rapport à la France, c'est un peu comme si tu devais aller chercher ton passeport à Kiev... Pratique, donc.
Le temps de vérifier auprès de la préfecture du Nord que mon passeport tout pourri n'est pas un faux fabriqué par un CE2 manchot (parce que bon, un faussaire qui laisse un coin de la photo décollée, ça fait quand même pas super pro...), l'autorisation d'émettre le nouveau passeport a été donnée le mercredi, et je suis donc allée à Sydney le jeudi, pour prendre l'avion pour Tahiti le vendredi. Un tout petit peu stressée, j'étais, quand même, qu'il y ait une couille dans le potage à un moment donné... Mais tout s'est finalement bien passé, et j'ai donc finalement pu arriver à Moorea avec une semaine de retard, et donc prévoir un retour à Townsville le 10 au lieu du 3 avril. 
Je n'avais donc plus qu'une semaine entre mes 2 missions, mais bon, ça allait être gérable.

Et là, deuxième effet kiss cool. 
En décembre, j'avais envoyé un dossier pour un concours pour un poste de chargé de recherche (comprendre chercheur) au CNRS. En fait, je savais que j'avais très peu de chances de l'avoir, compte tenu de la compétition qui règne sur ce genre de concours. Et d'ailleurs, il y avait un candidat meilleur que moi qui était pressenti, donc je n'avais pas l'intention d'aller à l'entretien. Mais bon, le poste était fléché "récifs coralliens", alors j'ai rempli un dossier un peu entre le foie gras et la bûche, pendant mes vacances de Noël en France, au cas où. Facile, bien sur le dossier. Du genre "qu'est ce que tu vas faire comme recherche dans les 40 prochaines années?", en 25 pages. J'avais envoyé le bordel à 2h du mat la veille de reprendre l'avion pour l'Australie, sans que personne n'ait eu le temps de le relire. 
Sauf qu'entre temps, le gars en question (qui est un pote et se reconnaitra) a obtenu un autre poste, toujours au CNRS, et donc ne maintiendra pas sa candidature pour le poste sur lequel j'avais déposé un dossier. Ce qui change un peu la donne... Il y a certes d'autres candidats, mais face auxquels j'ai davantage mes chances. 
Donc retour en France pour une audition à Paris... le 14 avril. 
Ce qui veut dire que je rentre à Townsville le 10 à 19h, et que je repars pour la France le 11 à 19h !
24 heures chrono pour refaire un sac, faire un bisou à mon amoureux, et gérer 2-3 trucs par rapport au déménagement.
Et comme c'est quand même pas la porte à côté et que je dois toujours passer le concours IRD, je vais rester jusqu'à fin mai... soit un mois et demi.
J'en connais un qui est ravi ravi, mais bon, c'est pour la bonne cause. 
Et du coup, la mission Calédonie, ben c'est quand j'aurais le temps...

Bilan, je bosse l'oral entre deux plongées, et me prépare à un marathon avionnesque : 33 heures de vol et 30 heures d'escale à errer dans les aéroports en 3 jours et demi. 
Oh, pinaise, j'aurais jamais du calculer ça, moi ! Ça me déprime rien que d'y penser !



mercredi 30 septembre 2009

Alerte Tsunami, ça, c'est fait

Dans la série "surprises Polynésiennes", la dernière en date : l'alerte au Tsunami ! Je dois dire que ça, j'avais jamais eu !
Ce matin, vers 10h10, une des chercheuses du CRIOBE nous annonce une alerte au Tsunami, pour 10h30. Consigne : quitter le littoral et les vallées et s'élever d'au moins 10m au dessus du niveau de la mer.
Du coup, branle bas de combat, tout le monde évacue. on embarque passeports, ordis, sauvegardes, appareils photo et le chien dans le coffre des voitures, et nous voilà partis au belvédère, un point de vue dans les hauteurs.
Où l'on a retrouvé une petite foule d'évacués,

qui grossira au fur et à mesure, de façon très ordonnée, bien sur, puisqu'on est en Polynésie...

La radio nous indique que les écoles du littoral ont été évacuées, et on apprécie le conseil donné aux habitants des Tuamotu de "rejoindre un point haut". L'archipel des Tuamotu est composé d'atolls dont le point culminant ne dépasse généralement pas 2m au dessus du niveau de la mer... Donc un point haut, concrètement, c'est un cocotier !
Deux heures plus tard, l'alerte est levée pour l'archipel de la Société, et on nous annonce avoir enregistré plusieurs vagues, dont la plus haute est de moins de 30 cm... Pas de quoi s'affoler, mais bon, depuis le tsunami en Asie en 2004, les autorités compétentes sont plutôt pointilleuses.


dimanche 27 septembre 2009

Au boulot !

Je profite que Romain, qui faisait la sécu surface aujourd'hui sur le bateau, m'a prise en photo pour vous montrer que je ne suis pas là pour me faire bronzer...
En même temps, il ne reste plus grand chose à compter depuis que des étoiles de mer ont mangé tous les coraux. Mais patience, des bébés sont là, et ils vont grandir...

mardi 1 septembre 2009

Demandez le programme...

Et oui, ça faisait longtemps, mais ces derniers temps, j'ai repris (avec une certaine vigueur, il faut le dire), une activité assez chère à mes yeux : acheter des billets d'avion !
Donc au programme: Townsville-Sydney-Auckland-Papeete-Moorea (et la même à l'envers) pour la deuxième quinzaine de septembre, Townsville-Brisbane-Auckland-Nouméa pour fin octobre-début novembre, et Townsville-Sydney-Séoul-Paris pour passer le mois de décembre en France !
Bref, ça sent déjà la mer, les plongées, et le foie gras !
Enfin, ça c'est si je n' ai pas de problème de visa. Parceque j'ai appris récemment (hier, en fait) que tant que je n'ai pas obtenu le renouvèlement de mon visa, j'ai certes le droit de rester en Australie, puisque j'ai envoyé la demande de prolongation, le droit de quitter le territoire, mais pas de re-rentrer ! (cherche pas la logique, yenapa..)
Donc je vais devoir faire une demande de bridging visa B qui me permettra de partir (enfin de rentrer, en l'occurrence, partir, c'est jamais un problème), mais je ne peux faire la demande QUE si j'ai déjà un bridging visa A, qui n'est octroyé QUE si mon visa actuel est périmé (le 10 octobre) ET dans l'attente que le renouvèlement soit effectif.
Ne me demande pas ce qu'il se passe si ma demande est acceptée pendant que je suis à l'étranger, j'en sais rien. Ben oui, parce que dans ce cas, mon bridging visa B (qui est électronique) serait automatiquement supprimé puisque caduque, sauf que n'ayant pas l'étiquette
du nouveau visa sur mon passeport (étiquette qui sera à Brisbane, le bureau le plus proche de chez moi, 1500km une broutille), je n'aurai aucun moyen de montrer qu'il m'a été accordé. Moi je dis, ça promet !
Y'a quelqu'un qui est volontaire pour m'héberger en Calédo, si je suis coincée ???

lundi 27 avril 2009

Ellipse spatio-temporelle

Ouh là là, deux mois sans bloguer !
Alors, que s’est il passé depuis tout ce temps ?
Bon, d’abord, un mois et demi en Polynésie, histoire de faire tu terrain et de participer à un congrès. L’organisation a quand même réussi à faire venir 900 personnes à Tahiti, et le congrès s’est bien déroulé (contre toute attente, je dois dire, compte tenu de ce qu’on observe généralement en Polynésie question organisation).
Enfin, ils ont quand même réussi à perdre nos sacs. Nos sacs devaient nous attendre à l’hôtel après la première journée (conférences + réception au haut commissariat le soir, où il aurait été assez bizarre d’arriver avec nos valises). Et arrivées à l’hôtel à 23h, après s’être levés à 5h du mat pour partir sur Tahiti, les sacs n’avaient pas été déposés. Je partageais la chambre avec une étudiante du CRIOBE, que je ne connaissais pas encore trop, et donc on s’est retrouvées, complètement crevées, sans pyjama, sans brosse à dents, et sans vêtements de rechange pour le lendemain. Du coup, on a lavé nos culottes dans le lavabo avec le savon de l’hôtel en priant pour que ça sèche pendant la nuit. Arrivées à l’hôtel où avait lieu la conférence le lendemain, ça a de nouveau été un sketch : « des valises ? quelles valises ? Ah, on pense qu’elles ont été livrées au mauvais endroit. Mais y’a pas de navette pour là bas. Va falloir attendre que le chauffeur revienne. Et là il est parti conduire sa cousine à l’aéroport. »
Bref, à la tahitienne !!
Sinon, la conférence était intéressante, et le cadre plutôt sympa. Pas toujours facile, ceci dit, de se concentrer sur l’effet de l’acidification des océans sur la calcification des mollusques (par exemple) dans ce décor là :

Ah, si, quand même, y’a un autre truc qui merdait au niveau de l’organisation, c’est l’accès internet. Pas moyen de relever mes mails pendant la semaine.
D’où ma surprise quand j’ai appris, en consultant mes mails au CRIOBE, que :
1) Bastien avait chopé la dengue, une maladie tropicale transmise par les moustiques, qui peut avoir des conséquences pas très sympathiques, selon la souche (une des formes est hémorragique).
2) la veille, Townsville était en alerte cyclonique à cause d’un cyclone de catégorie 5 (oui ! 5 ! a titre de comparaison, Katerina était de catégorie 3 au moment où il a heurté les côtes de Louisiane). Lequel cyclone devait toucher les côtes australiennes à hauteur de Cardwell, c'est-à-dire 150 km au nord de Townsville.
Même pas peur !!
Du coup, j’ai empoigné le téléphone et appelé à la maison, mais ça ne fonctionnait pas, ça sonnait toujours occupé, comme si la ligne était en dérangement. Et Bastien ne répondait pas non plus sur le portable. J’étais déjà en train d’imaginer la ligne téléphonique coupée par le toit envolé, avec Bastien fiévreux au milieu du salon sans toit, sous le déluge… Et j’ai donc appelé à la Maison du Bonheur, pour avoir une meilleure idée de la situation. Et m’entendre dire que le cyclone Ellie était finalement mort de sa belle mort sans jamais toucher la côte, et que Bastien ne répondait pas sur son portable parce qu’il était déjà au téléphone avec Vanessa, qui l’appelait pour lui dire que Becks et elle allaient passer pour lui apporter à manger.
Dit comme ça, ça a l’ait tout de suite moins dramatique, vous trouvez pas ??

Et franchement, j’en reviens pas que Bastien ait chopé la dengue même pas un mois après son arrivée. Le CRIOBE, où j’ai quand même passé plus de deux ans au total, et un centre épidémique de dengue. C’est totalement saturé de moustiques, et je ne l’ai jamais eue. En comparaison, Bastien a horreur des moustiques, il passe son temps à se couvrir de répulsif (alors que moi je n’en mettais pratiquement pas à la maison), il m’empêchait même d’ouvrir la porte de derrière parce qu’elle n’a pas de moustiquaire. En plus, peu avant qu’il ne soit piqué, notre quartier avait été démoustiqué. Bref, sur ce coup là, il a vraiment pas eu de bol…

Sinon, la mission au CRIOBE s’est bien passée, j’ai même eu droit à la visite de journalistes de RFO, et je suis donc passée à la télé, en train de compter mes bébés coraux avec une lampe bleue fluo qui clignote à la main, et un filtre jaune sur le masque (la fameuse Daft Punk method, comme on l’avait rebaptisée avec mon pote Andrew en Calédonie).
Malheureusement, je n’ai pas la vidéo… C’est bien dommage, parce que j’ai pas du tout l’air ridicule, vous vous en doutez bien.