Le but du métier de chercheur, c’est de publier des articles dans des journaux les plus prestigieux possible. Concrètement : on se pose des questions, on essaye d’y répondre, on bidouille analyse statistiquement les données obtenues, on tire des conclusions et on envoie un joli article à un éditeur de journal scientifique.
Là, l’éditeur, il regarde si l’article correspond à la thématique de la revue (pas la peine pour moi de soumettre dans "Potato research" alors que je travaille sur les coraux, même si je me fais parfois traiter de patate par mon Popa), et si ça tient globalement la route. Ensuite, il choisit deux ou trois experts internationaux de la discipline et les nomme "reviewer". C'est-à-dire qu’ils ont la tache d’évaluer si l’article est suffisamment bon pour le journal visé, si il y a des choses à changer, voire si l’article est trop nul pour être publié. Autant dire que quand on soumet un article, on espère tomber sur un reviewer bien luné (au mieux un potanou) et pas trop coupeur de cheveux en quatre.
Et donc, j’ai été nommée reviewer pour le Journal of Experimental Marine Biology and Ecology (JEMBE, de son petit nom qu’on lui donne). C’est y pas la classe ?
Même que je me la pétais un peu avec Bastien genre "T’as vu ça, je suis un expert international, c'est la classe, un peu, quand même".
Réponse de Bastien : -"Oui, ben ça n’empêche que t’es quand même que deuxième sur le poste à Banyuls ".
Certes.





