mercredi 21 mai 2008

Expert international


Le but du métier de chercheur, c’est de publier des articles dans des journaux les plus prestigieux possible. Concrètement : on se pose des questions, on essaye d’y répondre, on bidouille analyse statistiquement les données obtenues, on tire des conclusions et on envoie un joli article à un éditeur de journal scientifique.


Là, l’éditeur, il regarde si l’article correspond à la thématique de la revue (pas la peine pour moi de soumettre dans "Potato research" alors que je travaille sur les coraux, même si je me fais parfois traiter de patate par mon Popa), et si ça tient globalement la route. Ensuite, il choisit deux ou trois experts internationaux de la discipline et les nomme "reviewer". C'est-à-dire qu’ils ont la tache d’évaluer si l’article est suffisamment bon pour le journal visé, si il y a des choses à changer, voire si l’article est trop nul pour être publié. Autant dire que quand on soumet un article, on espère tomber sur un reviewer bien luné (au mieux un potanou) et pas trop coupeur de cheveux en quatre.

Et donc, j’ai été nommée reviewer pour le Journal of Experimental Marine Biology and Ecology (JEMBE, de son petit nom qu’on lui donne). C’est y pas la classe ?

Même que je me la pétais un peu avec Bastien genre "T’as vu ça, je suis un expert international, c'est la classe, un peu, quand même".

Réponse de Bastien : -"Oui, ben ça n’empêche que t’es quand même que deuxième sur le poste à Banyuls ".

Certes.

lundi 19 mai 2008

Poulidor, sors de ce corps !!

La semaine dernière, je me suis rendue à Paris pour une audition pour un poste de Maitre de conférences de l'Université Paris VI, à Banyuls, où il y a une station marine de Paris VI, donc (faut suivre ).


Banyuls, c'est juste à côté de Perpignan, près de la frontière espagnole (la flêche verte sur cette capture d'écran de Google, clique pour voir plus grand).


Il s'agissait d'un poste ouvert, c'est à dire qu'il n'y avait pas de candidat "local" déclaré. Donc j'ai postulé, sans trop y croire d'abord. Puis je suis allée rencontrer les gens du labo à la fin du mois dernier.
Et je me suis rendu compte que ma candidature n'était pas si inintéressante que ça pour le labo.
Et que j'avais donc mes chances.
Et là, les résultats sont tombés : je suis deuxième. Et bien sur, y'a qu'une place.
Donc je me suis dit que finalement, c'était pas si mal : deuxième, c'est honorable, et puis ça nous évitera un choix cornélien entre aller à Banyuls, avec un vrai poste pour moi, donc la possibilité de se poser ; ou aller en Australie, pour 2 ans, donc renter bilingue, et partir vers de nouvelles aventures...
Et ce matin, j'ai eu au téléphone le directeur du labo en question, que j'avais donc rencontré lors de mon passage à Banyuls. Qui m'a dit :
1) que c'était vraiment, mais vraiment pas passé loin : le jury a effectué un premier vote, où la première et moi étions ex-aequo, mais qu'au second vote, elle m'est passée devant.
2) que ladite première a également postulé pour un autre poste, et que donc potentiellement, il y avait une chance qu'elle ne prenne pas celui de Banyuls.
Résultat, je suis pas beaucoup plus avancée. Pour le moment, j'ai pas le poste. Sauf si.
Bref, tout ça fait pas beaucoup avancer le Shmilblick... et la question de savoir où on sera l'an prochain se pose toujours...



Sinon, tout autre chose, pour rassurer les foules : le frigo gavé comme une oie, c'était pas que pour nous deux : on recevait des potes mais je vous raconte pas parce que certains sont des VIP qui tiennent à rester incognito !! Et oui, pas simple d'avoir des amis stars :-) !

mercredi 14 mai 2008

Bastien, l'observateur

Bastien, mercredi soir, de retour du boulot ouvre le frigo, se sert un verre de jus d'orange, range le jus d'orange dans le frigo. Puis aperçoit un sac de courses sur la table. Et me demande : "T'as fait quoi, comme courses ?".
Oh, 3 fois rien mon Amour....

mardi 6 mai 2008

Les joies du jardinage

Ce week end, Bastien avait décidé de tondre, puisque le super tracteur tondeuse était revenu de réparation.
Au début ça a eu l'air facile. Même presque rigolo...


Ben en fait, pas tant que ça.


Bilan : 3 jours pour faire toute la pelouse au coupe-bordure (y'a plus de 1000 m² de terrain, quand même !). Et un Bastien UN PEU énervé....
Qui a dit que le jardinage, ça détend ???

Alors les gens comme Mia ou Annabelle, qui disent rêver de jardin (là et là), vous faites quoi, le week end prochain ???

P.S. pour Mia : Dans le même post, tu avais des envies de grand ménage. Ca aussi, y'en a chez nous ;-)) !!


Les pingouins, encore...

Bernard Hazaël-Massieux
Les pingouins sont parmis nous