Les coraux pondent la nuit, et pour certaines espèces, on peut évaluer le degré de maturité des gamètes en cassant une branche : si on voit des petites boules translucides s’échapper des polypes, c’est que ce n’est pas encore l’heure de pondre. Si ces boules sont oranges, elles sont « mures », et la ponte est proche. Si il n’y a plus rien, c’est que la ponte a déjà eu lieu.
Or là, non seulement, les boules en question sont oranges, mais en plus, elles sont déjà groupées dans des petits paquets qu’on appelle des « bundles ». Et ça, Andrew en est sur, c’est le signe que la ponte, c’est pour aujourd’hui, c'est-à-dire dans ½ h parce qu’il est déjà 17h30. Là, on a globalement deux options : soit on reste là et on regarde, soit on prévient les autres (ceux de notre équipe et ceux des deux autres équipes de JCU sur place). Bien sur, on choisit la deuxième option. Résultat, branle bas de combat, pour nous, pas le temps de mettre le bateau à l’eau ni d’aller plonger, mais une des autres équipe est plus prête, du coup, Andrew décide que comme on a été sympas et qu’on les a prévenus, ils vont être sympas à leur tour, et nous ramener des colonies pour qu’on puisse récupérer les larves…
Bilan, on a pu récupérer des larves et des gamètes, on a pu suivre la fécondation, et ce matin, les pitites larves vont bien, elles sont contentes dans leurs bacs blancs.
Mais moi, je n’ai vu les coraux pondre que dans les bacs en plastique sur le ponton…
1 commentaire:
Snif !!!!
MAis dans les bacs c'ets bien aussi non ?
Ton titre prête à confusion ;-)
bisous
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